travailler dans l'électricité
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Dernière mise à jour : 22 avril 2022.

Te souviens-tu de notre super article qui présentait les formidables opportunités offertes par les métiers de l’électricité ? Non ? Et bien ne t’inquiète pas, tu peux toujours le consulter ici. Si, comme nous, tu as eu un coup de foudre pour ce secteur d’activité et que tu souhaites en savoir plus sur la ville de demain, alors nous avons une belle surprise pour toi ! Nous rencontrons aujourd’hui Baptiste et Thibaut, deux ambassadeurs de la génération Z.

Ils ont choisi cette filière pour exprimer leur potentiel et relever les nombreux challenges de la ville du futur. L’occasion pour eux de témoigner de leur parcours, de leurs motivations et de leur rôle au sein de l’entreprise qui les a accueilli en tant qu’alternants, avant de finaliser leur recrutement. Deux témoignages inspirants qui, à coup sûr, te donneront envie de t’intéresser à cette filière à l’avenir étincelant !

Quand la passion décuple la motivation

Commençons par présenter Baptiste, puisque lui aussi, comme toi, est encore un étudiant. Enfin… un étudiant qui a déjà un pied dans le monde professionnel, car il est actuellement en alternance en tant qu’assistant chef de projet au sein de son entreprise. Âgé de 22 ans, il partage donc son emploi du temps entre les salles de cours de son école d’ingénieurs, son bureau ou encore les chantiers de ses clients. Ainsi, il met en application les compétences accumulées à l’école pour rendre la ville de demain plus performantes et agréables. Les chantiers sur lesquels son entreprise est impliquée se divisent en quatre grands domaines : l’environnement, la mobilité, la Smart City et les Smart Building.

Elle permet de relever les défis du futur !

Parmi les talents impliqués au cœur de ces projets, nous retrouvons aussi Thibault, ingénieur junior en CDI depuis quelques mois et tuteur de Baptiste. A 24 ans, après avoir lui aussi connu l’alternance en tant qu’assistant chargé d’affaires. C’est grâce à son dynamisme, sa passion pour les systèmes embarqués et sa capacité à manager qu’il est parvenu à endosser cette responsabilité. Tous les deux, Baptiste et Thibault travaillent dans les Smart Building. Ils ont donc pour mission de coordonner l’implémentation de systèmes digitaux au sein de bâtiments connectés. Qu’est ce qu’est c’est que ça ? Pour parler simplement, ce sont des systèmes numériques intelligents qui optimisent la performance des bâtiments. En termes énergétiques, environnementaux ou encore au niveau de la sécurité, le quotidien de chaque utilisateur est amélioré.

Schéma des systèmes embarqués au sein d'un Smart Building
Les systèmes embarqués apportent de nombreux avantages aux bâtiments de la ville de demain.

Pour y parvenir, les deux jeunes hommes sont impliqués dans des processus de définition de besoin auprès de leurs clients. Ils réalisent également des études de faisabilité et s’adaptent aux contraintes qui se présentent à eux. Ensuite, ils proposent des devis et s’assurent de la formation et de la mise en place de la solution chez leurs clients. Enfin, ils fournissent des documents qui permettent de mieux comprendre et partager l’information délivrée concernant les travaux réalisés.

Et de s’épanouir !

Leurs missions sont donc multiples, elles font intervenir de nombreuses compétences et leur quotidien est très rythmé ! En contact avec de nombreux professionnels, nos deux jeunes ingénieurs sont engagés sur des projets ambitieux tels que la maintenance de la Tour Eiffel ! Ils s’éclatent dans leur travail. Ensemble, ils font preuve de complémentarité et mutualisent leurs compétences. “Nous avons vraiment de la chance de travailler sur un projet qui lie nos deux expertises. Moi au niveau sûreté/sécurité et Baptiste via sa connaissance en gestion technique des bâtiments !” déclare Thibaut.

Quel est donc le secret pour ressentir ce plaisir au travail, être fier de son implication et se réaliser professionnellement ? Pour Thibaut et Baptiste, le déterminant est avant tout de se connaître et de suivre sa passion. “Moi je suis un grand passionné d’automobile et je me renseignais beaucoup à ce sujet. Les systèmes embarqués se développent rapidement dans ce secteur. J’ai donc choisi de poursuivre mes études dans un BTS spécialisé afin de m’y former. De fil en aiguille, au travers de rencontres, j’ai poursuivi mes études jusqu’à intégrer un secteur d’activité qui n’est pas l’automobile. Pour construire la ville de demain, l’application de mes compétences est déterminante !

Baptiste, lui aussi, a fait confiance à ses convictions et ce qui l’anime pour définir son projet professionnel. “En terminale, mon projet n’était pas vraiment défini. Mais je me suis concentré sur ce qui m’intéressait et sur ce dont la société a besoin aujourd’hui. La réponse aux problématiques environnementales en fait partie. J’avais très envie de m’impliquer à mon échelle pour relever ces challenges que je trouve valorisants.”

Quel plaisir pour l’équipe de Génération Zébrée de rencontrer deux jeunes qui partagent notre discours ! Pour définir efficacement son cursus et s’épanouir dans son futur métier, rien de tel que de se rapprocher de ses centres d’intérêt !

La haute valeur ajoutée des formations professionnalisantes

Titulaires d’un diplôme d’ingénieur (ou en passe de le devenir), Baptiste et Thibaut n’ont néanmoins pas choisi d’intégrer une école d’ingénieurs directement en post-bac. Ils ont en effet opté pour des BTS (FEDC pour Fluide Énergie Domotique option C Bâtiments Communicants pour Baptiste et SNEC pour Systèmes Numériques option B Electronique et Communication pour Thibaut). Ils témoignent avec beaucoup d’enthousiasme sur les apports de ces formations.

Selon eux, le BTS les a mis dans les meilleures dispositions pour réussir avec brio leurs trois années supplémentaires en école d’ingénieurs. “L’encadrement et le suivi pédagogique dont j’ai pu bénéficier en BTS m’ont apporté de l’autonomie“ confie Baptiste. Et Thibaut surenchérit : “C’était vraiment deux bonnes années, elles m’ont apporté les compétences techniques qui font la différence aujourd’hui. Surtout, la diversité des profils dans cette formation professionnalisante permet un véritable partage des connaissances et d’expériences individuelles. Avec les apports techniques de la formation, c’est une vraie richesse. Cela me laisse parfois penser que j’ai été mieux formé que certains élèves qui choisissent d’intégrer une prépa.

Une femme ingénieure lit un plan
Pour construire la ville de demain, des compétences techniques sont nécessaires !

Un savoir technique qui permet d’endosser des responsabilités

Alors que certains préjugés demeurent, le BTS s’est en effet révélé une belle porte d’entrée pour intégrer l’école d’ingénieurs par la suite. Ils y ont découvert une approche différente. “C’est différent car ici on apprend à apprendre. On développe des compétences qui nous permettront d’endosser des responsabilités, car l’ingénieur de demain devra être un excellent manager. C’est pourquoi on retrouve de plus en plus de cours de gestion de projet, par exemple. Nous sommes impliqués dans des travaux de groupes ou encore des mises en situations qui s’apparentent à des serious games. Cela permet de relever les challenges qui se présentent à nous aujourd’hui dans nos rôles de coordination des projets. C’est la partie que je trouve la plus difficile dans mon travail, la gestion des ressources humaines. Mais c’est aussi la plus exaltante !

Et l’alternance dans tout ça, comment s’est elle présentée à eux et que leur a t elle apporté ? “C’est l’opportunité rêvée pour appliquer les bonnes méthodes, cela favorise l’apprentissage. J’avais envie de faire mes preuves, mon parcours scolaire fait aujourd’hui ma force. Je me sens légitime à mon poste et on me confie de belles responsabilités. Je peux dire que c’est une consécration !” déclare Thibaut, avec un sourire communicatif.

Être curieux et courageux, rencontrer les écoles et les entreprises

J’ai comme l’impression que toi aussi tu aimerais pouvoir dire cela un jour en interview non ? Du coup, je n’ai pas hésité à leur demander quelques conseils pour t’inspirer. Voici les clefs d’une orientation réussie !

Moi, pourtant, au lycée c’était pas facile… J’ai même redoublé ma terminale et je ne savais pas trop ce que je voulais faire. Avec mon bac scientifique, j’ai fait une rencontre qui a agit comme un déclic, qui m’a permis d’avoir une vision sur 5 ans. Jai ensuite suivi le parcours que j’avais tracé. Tout le monde a une passion, je me suis positionné dessus. J’ai pris mon courage à deux mains et cela m’a ouvert des portes. Il faut se déplacer, faire des rencontres. Et, au pire, si tu ne trouves pas la bonne formation du premier coup, cela permet de filtrer, de dégrossir en éliminant ce que tu ne veux pas faire !” conseille Thibaut.

Baptiste est du même avis “Le choix de l’école ce n’est pas évident c’est vrai. Ce que j’ai évalué, c’est déjà les premières impressions que les écoles m’ont laissé lors des portes ouvertes. Les entreprises partenaires pour faire son alternance, le profil des élèves (qui m’a tout de suite mis à l’aise) ou encore les équipes pédagogiques, les équipements à disposition, ce sont des critères de sélection qui m’ont aidé à faire le bon choix !

Bien s’informer pour réussir son orientation

Naturellement, se renseigner sur l’ensemble des formations qui suscitent notre intérêt peut s’avérer complexe. Se déplacer à chacune des portes ouvertes carrément impossible, car la téléportation n’est pas encore d’actualité, même dans les projets les plus fous de la ville de demain. Alors Baptiste nous flatte “On a de la chance quand même car sur internet on peut trouver beaucoup d’informations. Déjà sur Parcoursup, c’est très complet pour présenter les formations. Et il y aussi des sites comme le vôtre ! Ils sont très utiles pour les élèves qui se posent des questions quant à leur orientation ! (…) Mettre en relation ces informations avec leurs passions leur permettra d’atteindre de beaux objectifs ! Et surtout, il faut se faire plaisir, le faire pour soi. Il ne faut pas suivre un cursus qui fait plaisir à son entourage ou à qui que ce soit.

Aujourd’hui, ce sont eux qui témoignent de leur parcours et provoquent les “déclics” qui ont permis de donner du sens à leur projets : “Quand je parle de ce que je fais autour de moi aujourd’hui, je suscite des vocations, blague Baptiste. Trois de mes petits cousins veulent faire le même métier que moi ! Les nouvelles technologies et le déploiement de solutions intelligentes pour répondre aux problématiques d’environnement, de gestion de l’énergie, c’est à la fois passionnant et déterminant pour les années à venir. C’est à nous de construire la ville de demain” Et on veut bien le croire ! Nous aussi chez Génération Zébrée, nous partageons ce constat. Et on est 100% d’accord pour dire que les métiers de l’électricité ont énormément de potentiel (et il ne s’exprime pas en Volts !)

Qui a l’énergie pour relever les défis de la ville de demain ?

Désormais, il faut que tu saches que le secteur de la transformation énergétique recrute fortement et continuera à le faire pendant quelques années car les métiers de l’électricité sont en tension (non, ce n’est pas un jeu de mots cette fois). C’est donc une belle opportunité pour toi d’intégrer un secteur d’activité passionnant et participer à l’émergence de la ville de demain.

Les grandes forces de ce secteur, ce sont son dynamisme et la diversité des projets. On bouge tout le temps, on ne s’ennuie jamais !” nous dit Baptiste. Et Thibaut précise “Et en plus, la demande est constante pour les projets d’automatisation : pour le confort, la sécurité, on en trouve partout. Et puis, quand c’est implanté, il y a du travail de maintenance, puis, à terme, le renouvellement des dispositifs pour assurer la compétitivité. Les opportunités en termes d’emplois sont très intéressantes et laissent la place à tous les jeunes, dès lors qu’ils savent être autonomes, polyvalents, curieux. Et comme je le disais tout à l’heure, les ingénieurs impliqués dans la construction de la ville de demain devront savoir dépasser leur expertise technique avec des qualités relationnelles pour manager des équipes.

À vous de construire la ville du futur !

Quand j’observe l’enthousiasme des deux jeunes hommes, je leur demande pourquoi le secteur peine quelque peu à capter l’attention de la génération Z. “Je pense qu’il y a peut être un déficit d’information sur les métiers. Il faut vulgariser un peu les notions et impliquer les élèves dès le lycée en étant concret.” nous explique Baptiste. “Oui, aujourd’hui, il y a une pénurie de main d’œuvre car il n’y a tout simplement pas assez de diplômés. Le niveau d’exigence est élevé en école d’ingénieurs, on ne va pas se mentir. Mais c’est normal et rassurant en quelque sorte. Quand on vient d’un BUT ou d’un BTS ça peut être difficile parfois, comme partout finalement mais rien n’est impossible !

Chez Génération Zébrée, nous sommes toujours super heureux de rencontrer des jeunes professionnels comme Baptiste et Thibaut. Les profils comme les leurs sont même chassés par les entreprises du secteur car les bons ingénieurs sont très recherchés ! Tu peux t’en douter, les salaires sont également attractifs et récompensent l’implication de la nouvelle génération sur des projets utiles à la société. Alors ce qu’on t’encourage à faire, c’est de foncer vers ces métiers qui sont plein de ressources et sont promis à un bel avenir !

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