Diplôme visé par l'État
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Article mise à jour le 28 septembre 2021.

Diplôme – visé – par – l’État, une formulation qui semble tout droit sortie de l’école de sorcellerie Poudlard et qui pourtant, concerne bien le monde réel ! Tu en entends souvent parler sans vraiment savoir ce que ça signifie ? Et tu t’embrouilles entre tous les labels : grade, visa, titre certifié, accréditation, reconnaissance de l’Etat… Pas de panique, Génération Zébrée se munit de son balai, vole à ton secours et t’évite les mauvaises surprises ! 

Qu’est-ce que le diplôme visé par l’État ? 

Le visa, c’est une garantie. Si ton école délivre des diplômes visés par l’État, tu peux être serein car cela signifie que l’Etat atteste de la bonne qualité de la formation. La procédure d’obtention est très pointilleuse, ce qui est d’autant plus rassurant pour toi : on n’accorde pas le visa à n’importe qui 😉 ! 

En te renseignant à propos de plusieurs formations, tu as tendance à favoriser celles qui délivrent un diplôme visé par l’Etat. Ne le nie pas, cela te semble plus « prestigieux » ! Mais sais-tu pourquoi ? Ce diplôme témoigne des compétences acquises. S’il a tendance à te rassurer en tant qu’étudiant, il est aussi très prisé par les entreprises. Enfin, il donne accès au cycle LMD (Licence, Master, Doctorat) en France et à l’étranger. Tu peux donc plus facilement changer de filière ou continuer ton cursus dans un autre établissement !

Qui est concerné par le diplôme visé par l’État ? 

BTS, DUT, Licence… Tous les diplômes nationaux ou diplômes d’Etat ont d’office le visa du ministère. Mais ne t’en fais pas, d’autres diplômes de niveau bac+3 (bachelor) et bac+5 (master) peuvent l’être aussi.

Une centaine de formations en France ont aujourd’hui un visa pour une durée de un à six ans. Ton école (que ce soit une école de commerce, d’ingénieur ou de design etc.) propose peut-être l’une de ces formations. 

Quelles conditions d’attribution ? 

Si ton école délivre un diplôme reconnu par l’Etat, elle n’y est pas arrivée en claquant des doigts ! Elle a dû faire une demande de visa, et fais moi confiance, ce n’est pas facile : 

  • Premièrement, ton école doit obtenir la reconnaissance de l’Etat. Il s’agit d’un label décerné à l’échelle de l’établissement : il ne s’intéresse pas seulement à la pédagogie mais aussi à la qualité des locaux et du matériel, au profil des enseignants, etc.
  • Ensuite, le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation juge la qualité d’une formation en particulier. Pour cela, il s’est appuyé sur plusieurs critères : contenu du programme de cours, sélection des étudiants, insertion professionnelle, ouverture internationale etc. 

Tu ne pensais quand même pas que la démarche s’arrêtait là ? Après avoir effectué une première demande de visa, ton école procède régulièrement à un renouvellement qui est évalué par le Haut Conseil d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). Ainsi, tu peux être sûr que la formation suivie est toujours de qualité !  

Visa, grade, titre certifié : attention à ne pas confondre ! 

Visé, certifié, reconnu par l’Etat… Ou même « diplôme conférant grade de master contrôlé par l’Etat » (rien que ça !). Tu as tendance à penser que ces labels sont les mêmes, n’est-ce pas ? Pas de panique, on va remédier à ça 😉 !

La reconnaissance de l’Etat

Si l’établissement que tu veux intégrer se dit “reconnu par l’Etat”, cela signifie qu’il a déjà eu au moins cinq promotions diplômées. De plus, le ministère de l’Éducation de l’enseignement supérieur contrôle alors les équipements, les locaux, la qualité pédagogique et les équilibres financiers.

Au final, il existe différents types d’établissements qui peuvent avoir cette reconnaissance : 

  • les établissements publics : universités, IUT, lycées publics, écoles publiques.
  • les écoles post bac privées reconnues par l’Etat. Elles sont sous contrat d’association avec l’État et doivent respecter les programmes du Ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, les horaires et les normes d’effectifs. 
  • les établissements consulaires, c’est-à-dire ceux qui dépendent des Chambres de commerce et d’industrie. Cette catégorie regroupe de nombreux BTS et écoles de commerce.

Il se peut que ton école soit reconnue par l’Etat sans que tous ses diplômes bénéficient d’un grade ou d’un visa ! Il faut donc vérifier le label qui concerne l’établissement mais aussi chacune des formations (et en particulier celle qui t’intéresse pour la rentrée prochaine).

Le titre certifié au RNCP

Le titre certifié te permet d’obtenir un niveau reconnu dans le domaine professionnel. En effet, il prouve que tu as validé certaines compétences recherchées par les entreprises.

Mais à l’inverse, l’obtention du titre certifié n’a pas valeur de diplôme ! Ce titre professionnel est lié au ministère du Travail et non à celui de l’Enseignement supérieur ou de l’Education nationale. Il permet d’être rapidement opérationnel pour chercher un job en France, mais il n’est pas adapté à la poursuite d’études ou un départ à l’étranger…

Tu retrouveras tous les titres certifiés sur le site de France compétence dans le Répertoire National de la Certification Professionnelle (RNCP). Tu y trouveras notamment les fiches descriptives de chaque formation avec le détail des compétences acquises.

Le grade de licence ou de master

Les diplômes nationaux de licence et de master sont très fortement encadrés : seule l’université publique a le droit d’éditer ce type de diplôme. Mais d’autres établissements peuvent décerner un « diplôme conférant grade de master contrôlé par l’Etat ». Derrière ce nom un peu pompeux se cache une formation qui répond aux critères du visa, et qui va même encore plus loin ! En effet, elle doit également montrer patte blanche sur des aspects comme l’international ou la recherche.

Les grades de master sont assez simples à identifier : ce sont principalement les diplômes d’écoles d’ingénieurs ainsi que les programmes grande école des écoles de commerce. Tous les établissements membres de la Conférence des grandes écoles (CGE) décernent un diplôme grade master. Certains bachelors de ces mêmes écoles ont également le grade de licence.

Les autres accréditations

A noter qu’il existe d’autres labels qui peuvent faire la différence. Ainsi, la Commission des titres d’ingénieurs (CTI) autorise les écoles d’ingénieurs à décerner le titre d’ingénieur, un précieux sésame qui ouvre de nombreuses portes.

Accréditation, titre, visa, grade… La FESIC fait le point sur les différents labels !

Enfin, citons le petit dernier : le label EESPIG lancé en 2013 à l’initiative de la FESIC. « EESPIG », tu trouves que ça sonne un peu barbare ? En fait, cela regroupe une soixantaine d’établissements supérieurs privés d’intérêt général. Autrement dit, des écoles privées gérées par des associations ou des fondations où le budget est intégralement utilisé dans la recherche et la formation (et non pas pour enrichir des actionnaires). C’est donc un gage de sérieux, qui permet de faire plus facilement un choix entre les formations privées !

Voilà, le diplôme visé n’a plus de secret pour toi ! Tu es maintenant prêt à choisir ta formation en connaissance de cause et surtout sans mauvaise surprise. En règle générale, tu retrouveras les labels (titre, grade, etc.) sur les sites des écoles. Ils sont également renseignés sur les fiches formations de Parcoursup… Et bien sûr, sur les pages école de Génération Zébrée

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