DIPLÔME D’ETAT D’INFIRMIER·E

Infirmier, infirmière
Temps de lecture : 4 minutes

Coucou ! Tu es attentif·ve, à l’écoute et passionné·e par les métiers du paramédical et du social ? Tu penses que le métier d’infirmier·e est fait pour toi ? Here we go, baby, voici tout ce que tu dois savoir sur le diplôme à obtenir ! De rien 😉 

Qu’est-ce que c’est ? 

Ce diplôme en trois ans (équivalent d’une licence, 180 ECTS) te forme à devenir infirmier·e, c’est-à-dire un·e super nana/mec ordinaire, qui travaille en équipe avec le/la médecin/doctorese. A la fin de tes études, tu seras en capacité d’administrer les médicaments de la prescription médicale, poser des perfusions, effectuer des prises de sang (trouver la veine ! #vampire #oupas), surveiller l’état du/de la patient·e, transmettre l’évolution de son état… En bref, le/la malade te sera confié·e, son bien-être et son hygiène dépendront de toi. Aussi, le côté humain et relationnel font également partie de ta mission : prévention, information, éducation (quand prendre les médicaments, quelle dose…), organisation des soins, de même que soutien psychologique. 

Tu pourras travailler en tant qu’infirmier·e dans le milieu hospitalier, centre de soins publics et privés, dispensaire, centre de prévention, CHU, hôpitaux, centre de rééducation, en maison de retraite ou au domicile des patient·es en tant qu’infirmier/infirmière libérale. 

Pour en savoir plus, c’est par ici

Organisation de la formation 

D’après ce site, la formation comprend : 

  • 6 semestres, 3 années en IFSI (= Institut de Formation de Soins Infirmiers)
  • 2100 heures de modules d’enseignements dont des cours magistraux et des travaux dirigés, répartis sur 35h par semaine
  • 2100 heures de stage : 
1ère année2ème année3ème année
3 périodes de stage2 périodes de stage3 périodes de stage
5 semaines chacun10 et 5 semaines + service sanitaire de 3 semaines10, 7 et 8 semaines chacun

Et pour les stages, il y a aussi des compétences à valider, dix thèmes au total se trouvent dans le référentiel de formation. 

  • Beauuuuuuuucoup de travail personnel + de travaux de groupe (surtout les deux premières années)

= Tu l’auras compris, c’est un sacré investissement, sooooo… Better be ready ! 

Et tu as 27 semaines de vacances (printemps, Noël, été). Warning ! Parfois tu as les partiels juste après les vacances. Oui, pas fun… D’où l’intérêt de bien s’organiser ! L’équipe pédagogique est bien sûr à ta disposition et t’accompagne tout au long de la formation conduisant au diplôme. 

Les matières : il y a 6 unités d’enseignement à maîtriser, comme les 6 semestres des 3 années. Voici les différentes UE : 

  • Sciences humaines, sociales et droit : psychologie, anthropologie, santé publique, éthique, déontologie…
  • Sciences biologiques et médicales : biologie, handicap, processus traumatiques, inflammatoires, tumoraux, hygiène, pharmacovigilance…
  • Sciences et techniques infirmières (les fondements et les méthodes) : projet de soins infirmiers, organisation de travail, démarche clinique infirmière…
  • Sciences et techniques infirmières (les interventions) : soins de confort, soins relationnels, soins préventifs et éducatifs, soins d’urgence, soins palliatifs…
  • Intégration des savoirs et posture professionnelle : accompagnement de la personne dans la réalisation de soins quotidiens, évaluation d’une situation clinique…
  • Méthodes de travail : anglais et technologies de l’informatique et de la communication.

En troisième année, tu devras rédiger un mémoire en t’inspirant de situations professionnelles vécues. A la fin de ces trois ans, c’est l’obtention du diplôme d’infirmier/d’infirmière et ton grade de licence. 

Pour quels profils est cette formation ? 

Ce métier est fait pour les personnes tournées vers les autres : aider, écouter, conseiller, examiner, éduquer ou soigner les personnes fait partie du quotidien, avec toujours le bien-être du/de la patient·e en objectif. Dans ce métier, tu peux aussi choisir de travailler seul·e (chez les patient·es) ou en équipe, en libéral ou en structures de prévention et de soins. Rigueur, vigilance et technicité sont des must have, dans ce métier.  

Quelles spécialités au bac pour entrer dans la formation d’infirmier·e ? 

Si tu es allé·e en filière générale, il te faudra prendre la spécialité Sciences de la vie en classe de terminale. Si tu es en bac technologique, filière ST2S, c’est parfait, ne bouge plus !

Quelles sont les conditions d’admission ? 

First thing first : il n’y a plus de concours d’entrée ! Donc adieu épreuve écrite et épreuve orale… bonjouuuuuuur dossier d’inscription ! 

Tout d’abord, avoir obtenu le graal, le saint des saints, la Lune… bref, avoir obtenu le baccalauréat. Et après, la formation en soins infirmiers recrute sur dossier, via Parcoursup. Voici les cinq attendus pour cette formation :

  • Intérêt pour les questions sanitaires et sociales : connaissances dans le domaine sanitaire, médico-social et social, connaissance du métier, sens de l’intérêt général ;
  • Qualités humaines et capacités relationnelles : aptitude à faire preuve d’attention à l’autre, aptitude à collaborer et à travailler en équipe, aptitude à échanger et communiquer avec autrui, pratique des outils numériques, capacité à se documenter et à communiquer dans une langue étrangère ;
  • Compétences en matière d’expression écrite et orale : bonne maîtrise du Français et du langage écrit et oral ;
  • Aptitude à la démarche scientifique et maîtrise des bases de l’arithmétique : aptitude à rechercher, sélectionner, organiser et restituer de l’information scientifique, aptitude à produire un raisonnement logique, maîtrise des bases de l’arithmétique ;
  • Compétences organisationnelles et savoir être : rigueur, méthode, assiduité, capacité à s’organiser, à prioriser les tâches, autonomie dans le travail, créativité.

Débouchés : exercice du métier et/ou poursuite d’études

Au bout de ces trois années intensives d’études et de stages combinés, tu obtiens ton diplôme d’Etat d’Infirmier·e (DEI pour les intimes). Et ensuite, il y a plusieurs options : 

  • exercice de la formation directement
  • continuer tes études : l’idée ? Te spécialiser. Par exemple, une spécialisation en puériculture en tant qu’infirmier/infirmière puéricultrice ou infirmière/infirmier de bloc opératoire. 
  • exercer puis reprendre tes études : après deux ans d’expérience professionnelle, tu peux reprendre tes études pour devenir infirmier/infirmière anesthésiste. Après trois ans, tu peux refaire deux années d’études pour devenir infirmier·e en pratique avancée. Après quatre ans, tu peux passer le diplôme des cadre de santé pour obtenir un poste d’encadrement. 

Flash info, flash info : au bout d’une année d’étude dans ce cursus, tu peux être aide-soigant·e. 

Quelques tips

Carmen, étudiante-infirmière, te donne ce conseil : 

“Quand tu arrives en stage, plusieurs choses à repérer : 

  1. Où se trouve le chariot d’urgence (= s’il y a une urgence, c’est toi qui devras aller le chercher) ;
  2. Où se trouvent les réserves (= matos, médocs…) et éventuellement demander comment elles sont classées ;

= ce sont les essentiels

  1. Ne pas hésiter à poser des questions en stage. Même si les soignant.es n’ont pas l’air ravi.es de te voir, c’est nous qui prendrons la relève ensuite, donc iels seront bien content.es de nous avoir quand iels partiront à la retraite.”

Pour le témoignage complet de Carmen, c’est par là ! Enjoy !

Et voilààààà, c’est fini pour aujourd’hui ! On espère que cet article a répondu aux questions éventuelles que tu te posais sur le métier d’infirmier·e et que tu prendras donc une décision éclairée ! Gros bisous <3

Moi, Carmen, étudiante infirmière

Etudiante infirmière
Temps de lecture : 9 minutes

Salut, toi ! Tu te poses des questions sur ton avenir et potentiellement que des études dans la santé te plairaient ? Peut-être même que le métier d’infirmier-infirmière t’attire bien ? Figure-toi que la rédactrice est allée poser quelques questions à une étudiante infirmière, juste pour tes beaux yeux ! Et elle a eu des réponses qui pourront éclairer ta petite lanterne. Let’s play, baby ! 

Infirmier, infirmière : en quoi ça consiste ? 

Simple, basique : l’infirmière ou infirmier s’assure de la prise en charge du malade sur les plans physiologique, social et psychologique. C’est-à-dire : hygiène, prise de tension ou de température, prélèvements sanguins ou injections, préparation des médicaments ou au bloc opératoire… Les tâches de l’infirmier ou infirmière varient, avec toujours un objectif en tête : le bien-être du ou de la patient·e, le plus possible. 

Et maintenant, place à l’interview : Carmen, 23 ans, étudiante infirmière en fin de deuxième année. 

Tu te souviens de ton premier jour ? 

Le jour de la rentrée, j’étais angoissée comme jamais, c’était sur un campus, faut s’y retrouver. Une fois trouvé le bon endroit, on était dans différentes salles selon le nom de famille. J’étais au fond de l’amphi, on nous a présenté l’école, le parcours en IFSI, les différents acteurs de la formation, règlement intérieur, administratif… pendant environ 2h30. J’étais vraiment stressée, mais après j’ai eu de bons contacts avec les autres étudiant·es, et je suis rentrée avec une fille en métro, qui m’a donné son numéro de téléphone et c’est comme ça que ça a commencé. 

“Devenir infirmière, il faut un peu le sentir, tu ne fais pas ça sur un coup de tête.”

Carmen

Comment t’es-tu retrouvée en études d’infirmière ? 

J’ai toujours aimé les métiers de la santé. Petite, Je savais déjà que je ferai un métier dans le sanitaire et social, médecin ou alors dans le paramédical. D’abord, j’ai pensé que ce serait kinésithérapeute. C’est pour cela que, directement après le bac, j’ai fait une licence du vivant à la fac. Mais ça n’a pas marché et j’ai pu y réfléchir un peu, en arrêtant dès décembre. 

Devenir infirmière m’a paru une bonne idée : c’est à la fois technique et dans le relationnel. C’est un métier à responsabilités, même si on en a moins que le médecin. Et puis, la vie de service, j’ai toujours bien aimé, l’hôpital m’a un peu happée. 

Devenir infirmière, il faut un peu le sentir, tu ne fais pas ça sur un coup de tête. Il y a des sacrifices, que ce soit en termes d’horaires, de planning, pas nécessairement pendant les études, mais ensuite sur les jours fériés qui ne le sont pas forcément pour toi, puis tu travailles aussi en général un week-end sur deux ou un week-end par mois, cela dépend des structures. 

Devenir infirmière aussi, pour ce côté du soin. En discutant avec une copine de la fac, je me suis rendue compte que si je n’ai pas continué les études de kiné, je suis attirée par le soin des personnes. Kinésithérapeute, c’est la guérison par le mouvement, le massage. Pour moi, ce n’était pas exactement ça. Je suis contente d’être infirmière, les études me correspondent mieux : il y a un versant pathologie, les explications de cette pathologie… Comme quoi, la vie est plutôt bien faite quand on s’écoute. 

Après, ce ne sont pas non plus des études faciles et il s’agit de trouver sa place en tant que stagiaire et c’est compliqué, il y a beaucoup de doutes, de remises en question, les équipes sont très occupées, covid, post-covid, le personnel est surmené. Mais ce sont aussi des études très enrichissantes, que ce soit sur le plan des soins techniques et aussi sur celui des apprentissages sur les maladies, ou encore sur le relationnel. Sur ce dernier plan, c’est très important par exemple, de savoir écouter, ce qui permet de se lier avec le/la patient·e et de comprendre les histoires de vies. 

Quel est le fonctionnement général de ces études ? 

Les études durent trois ans, c’est l’équivalent d’une licence. Tu peux enchaîner avec un master si tu le souhaites ou te mettre à travailler et revenir pour un master ensuite. Sur ces trois ans, tu alternes beaucoup entre les cours et les stages et plus tu avances dans le cursus, plus tu as de stages. 

Durant la première année, tu as trois périodes de stage, de 5 semaines chacune. La deuxième année, tu as deux périodes de stage, une de dix semaines et l’autre de cinq semaines et une période de service sanitaire sur trois semaines. Cela peut varier en fonction de si tu es dans une école publique ou privée. En 3e année, tu as trois stages, de 10, 7 puis 8 semaines environ. 

Les années sont comptées en semestres. Pour chaque fin de semestre, il y a des partiels. La première année, donc les semestres 1 et 2, c’est la construction des bases, avec des unités d’enseignement assez générales. 

D’ailleurs, warning ! Le semestre le plus rude, c’est le premier : tu entres dans une année universitaire, il y a beaucoup de cours ET une période de stage courte ET beaucoup de connaissances à intégrer. Il faut arriver à s’organiser, entre les recherches et les cours et le stage mais aussi garder du temps pour soi, du temps de repos, parce que c’est vraiment fatigant. Après ce semestre, si tu es intéressé·e, tu continues, tu auras fait l’un des temps les plus durs. 

Le premier stage sert à savoir si tu te sens prêt·e à faire ces études, il te permet de vite mettre un pied dans le milieu et c’est ce qui est bien dans ces études. Généralement, les semestres pairs sont plus évidents que les impairs, qui sont plus durs. En troisième année, il y a le mémoire qui s’ajoute. 

Si tu as obtenu le bac dans les deux années précédant ton entrée dans la formation, tu auras juste à payer les frais d’inscription et la fac car c’est l’Etat qui prend en charge ta formation. Ce n’est pas pareil dans toutes les écoles.

Quel est ton vécu jusqu’ici ? 

J’ai bien vécu le semestre 1 malgré les difficultés. Au semestre 2, j’étais fatiguée; mais j’ai pu reprendre mon souffle au fil du semestre et des stages. J’ai adoré le semestre 3 (deuxième année), très intéressant. C’est le moment où l’on commence à faire les liens entre les apprentissages de la première année et les pathologies vues en deuxième année. On étudie les pathologies en elles-mêmes avec différentes unités d’enseignement. Elles présentent divers processus : 1) obstructifs : AVC, infarctus/crise cardiaque et 2) infectieux : tuberculose, pathologies pulmonaires… 

J’en suis aujourd’hui au semestre 4, je n’aime pas trop parce qu’il y a beaucoup de théorie et un peu de pratique, je m’y retrouve un peu moins. Il y a quand même des UE (= unité d’enseignement) très intéressantes comme les processus dégénératifs (Alzheimer, Parkinson…).

Comment s’est passé ton 1er stage de 1ère année ?

J’ai fait mon premier stage en crèche. Tu n’y fais pas vraiment de soins infirmiers, c’est plus un travail pour les auxiliaires de puériculture. Je n’ai pas appris beaucoup dans ce stage, mais c’était un bon premier contact avec le statut d’étudiante-infirmière. Le statut, c’est-à-dire comment tu es regardé·e, évalué·e. Il y a une démarche clinique à faire : des observations, pas de diagnostic infirmier, mais tu dois comprendre à partir de ce que tu observes certains problèmes de santé, de relation. 

Comment l’école évalue-t-elle ton stage ? 

Tu as un portfolio avec toutes les compétences à valider pendant le stage. 

Il y a dix thèmes : recueil de données, observations, projet de soin (= poser un diagnostic infirmier), créer un projet de soin (= créer un plan d’action pour aider le/la patient·e). Il y a aussi les compétences soins d’hygiène et confort, thérapeutique (= traitement, suivi des traitements, calcul de dose…), éducation du/de la patient·e (= l’apprentissage des doses du traitement que tu transmets au patient·e pour qu’iel sache faire seul·e), le relationnel, l’analyse de sa propre pratique, la pertinence des données de recherche et le questionnement professionnel, la planification des soins et coordination avec les acteur·ices médicaux et paramédicaux. Enfin, la dernière compétence est la collaboration soit avec les aide-soignant·es soit avec le/la stagiaire, un peu savoir comment travailler en équipe finalement. 

Où as-tu fait tes stages jusqu’ici ? 

J’ai fait mes stages en crèche, puis en ORL chirurgie maxillo-faciale, en EHPAD (c’est inévitable), en centre de santé (j’ai fait des tests PCR) et en ce moment, je suis en psychiatrie dans l’unité mère-bébé. En fait, quand tu arrives à l’école, on t’explique directement qu’il y a des lieux de stage obligatoires : la psychiatrie, les séjours longue durée comme en EHPAD, les séjours courte durée (comme en chirurgie), en lieu de vie (comme la crèche ou le foyer d’accueil médicalisé).

Est-ce que tu as un rapport de stage à rendre ? 

Tu n’as pas de rapport de stage à rendre, par contre, dans mon école, un cadre formateur vient sur le lieu de stage pour évaluer le raisonnement clinique, la démarche de soin et les connaissances qu’on a. C’est l’analyse de situation que nous devons rendre, cependant, et qui permet de se questionner sur la pratique tout en analysant avec des données scientifiques (= articles, revues, études) une situation rencontrée lors du stage. Il faut que ce soit documenté. 

Comment trouves-tu ta place en tant que stagiaire-infirmière ? 

Pour le contexte : l’équipe est déjà constituée, même si tu es avec ton/ta tuteur·ice, iels ne te disent pas forcément quoi faire, tu es obligé·e de suivre comme un toutou; la communication n’est pas vraiment leur fort, disons qu’iels n’ont pas que ça à faire. Dans tous mes stages, c’était comme ça. Aussi, tu es étudiant·e, donc ce que tu peux dire ne va pas forcément être pris au sérieux. Il faut arriver à s’imposer, parce qu’en stage, tu es sans cesse en train de faire tes preuves. Le monde médical n’est pas facile, même celui du paramédical, c’est très compliqué : en tant qu’étudiant·e, tu t’intègres dans le service pour une durée forcément déterminée. Il faut s’adapter sans cesse, quand tu ne connais pas le service. Parfois, on t’enverra chercher un médicament dans la réserve, mais encore faut-il le trouver ! Tu peux savoir où se trouve la réserve mais tu ne connaîtras pas forcément le nom de la molécule commercialisée et le nom de la molécule. Par exemple, Doliprane = Paracétamol, Spasfon = phloroglucinol. C’est ça tout le temps, et parfois tu cherches pendant looooooongtemps !

Des conseils pour se préparer à un stage ? 

  1. Se renseigner sur les pathologies que tu risques de trouver en stage + traitement en fonction des pathologies, par exemple : si je suis en chirurgie, il sera question de beaucoup d’antidouleurs, et si je suis en cardio, il y aura beaucoup de traitements cardiaques…;
  2. Regarder un peu le site de l’hôpital, du service, peut donner indications déjà ;
  3. Dans l’école, il y a parfois un livret d’accueil du stagiaire, qui peut déjà être disponible en fonction du lieu de stage ;
  4. Bien préparer ses objectifs de stage (= l’école t’en parle et te dit comment faire, t’inquiète) ;
  5. Tu te présentes à tous les nouveaux intervenant·es que tu croises + les patient.es ; 
  6. Faire attention à ne pas trop poser de questions pour ne pas que l’équipe se sente harcelée : ce que tu peux chercher par toi-même, fais-le et montre à l’équipe ce que tu as trouvé. Elle pourra te donner des compléments d’infos par rapport à leur expérience. 

Des conseils pour les jeunes padawans quand iels arrivent en stage ? 

Quand tu arrives en stage, plusieurs choses à repérer : 

  1. Où se trouve le chariot d’urgence (= s’il y a une urgence, c’est toi qui devras aller le chercher) ;
  2. Où se trouvent les réserves (= matos, médocs…) et éventuellement demander comment elles sont classées ;

= ce sont les essentiels

  1. Ne pas hésiter à poser des questions en stage. Même si les soignant.es n’ont pas l’air ravi.es de te voir, c’est nous qui prendrons la relève ensuite, donc iels seront bien content.es de nous avoir quand iels partiront à la retraite. 

Ces études te plaisent-elles beaucoup ? 

Énormément. Même s’il y a des UE qui me plaisent moins, tout est complémentaire, tu as besoin de tout. Dans une formation, il y a toujours des choses qui te plaisent moins. Dans ces moments-là, il faut se demander si le fond de la formation, le but de cette formation, est-ce que ça te booste, est-ce que tu te vois devenir infirmier·e. : “pourquoi je suis là, est-ce que ça a encore un sens ?” Tu reviens un peu aux bases quand tu doutes, même si ce n’est pas facile.

Quelques conseils sur la formation en elle-même ? 

Écouter en cours, participer, faire et préparer les TD (= aide pour retenir). 

Ma technique personnelle : les cours de fac sont en ligne, nous n’avons pas de cours en présentiel, donc ce sont des enregistrements audio ou vidéo. Iels nous donnent aussi les PDF des cours, que j’imprime. Tout ce que j’entends et qui n’est pas sur mon PDF, je le note sur mes feuilles. Cela me donne une bonne première approche du cours. Un peu plus tard, je fais une relecture puis des fiches, c’est la deuxième approche. Puis, je relis mes cours en surlignant les éléments importants. Pour la quatrième approche, je relis en apprenant vraiment. Et pour la cinquième approche, je fais des quiz et des annales. 

Quel est l’intérêt des Travaux Dirigés ?

Les Travaux Dirigés ou TD, sont des mises en application de ce que tu vois en cours. On te donne une situation qui pose problème et tu dois la résoudre. Comme tu utilises tes connaissances ou tu fais des recherches, tu vas retenir la résolution et donc les connaissances utilisées. 

Y a-t-il beaucoup de travaux de groupe ?

Oui, dans toutes les écoles, c’est le référentiel qui veut ça. Clairement, ce n’est pas facile. Il y a toujours un·e leader, on le/la retrouve dans tous les groupes, il y a très peu de groupe où les personnes fournissent chacune une part de travail équitable, c’est la même problématique dans tous les groupes. 

Après, il y a des rôles qui peuvent être attribués : le/la rapporteur·ice, qui transmet le travail écrit, le/la secrétaire, qui note toutes les idées, l’animateur·ice, qui anime le groupe et le/la maître·sse du temps. 

Sachant que tu ne choisis pas forcément tout le temps avec qui tu travailles, donc il y aura toujours des personnes bosseuses et d’autres qui se reposeront sur ces personnes. 

Il y a un mémoire à faire en troisième année ? 

Oui, d’ailleurs, pour trouver le sujet, il faut faire attention à toutes les situations vécues en stage, car c’est là que tu trouveras ton sujet ou ton thème de mémoire, notamment dans les choses qui posent problème. 

Et après la troisième année, que se passe-t-il ? 

Depuis avril 2022, après la licence, tu n’es plus obligé·e de travailler pendant 3 ou 4 ans avant de faire un master. C’était une obligation pour te donner de l’expérience professionnelle. Pour ma part, je ne sais pas encore trop si je veux faire un master ou pas, par contre, je souhaite travailler avant pour avoir cette expérience du terrain. 

On espère que que tu as apprécié cette interview ! La team GZ t’embrasse et espère avoir éclairé ta lanterne ! Bye !