Parcoursup 2022 : le guide ultime

Temps de lecture : 10 minutes

Parcoursup 2022, c’est parti ! Pour cette 5e saison, Génération Zébrée te donne le mode d’emploi de la plateforme Parcoursup et plein d’astuces pour mettre toutes les chances de ton côté.

Parcoursup 2022, c’est quoi ?

Si tu es actuellement en Terminale et si tu prépares le bac 2022, tu as forcément entendu parlé de la procédure Parcoursup. Bon peut-être que tu dormais en cours ou lors de la séance d’information au CDI… Ou tout simplement tu n’es pas au lycée : pas de souci, Génération Zébrée te fait un récap’ hyper complet. 

Parcoursup (à prononcer “Parcours sup”), c’est le descendant d’APB (Admission Post-Bac), mais avec le côté aléatoire en moins. Sur la plateforme Parcoursup, pas de tirage au sort et pas besoin de classer tes vœux selon ton ordre de préférence ! Chaque voeu dans une formation entraîne l’étude de ton dossier Parcoursup par l’établissement.

Le préalable à ton dossier Parcoursup, c’est bien sûr d’élaborer ton projet d’orientation. A l’heure actuelle, tu hésites toujours entre plusieurs cursus ou tu es complètement paumé ? Aucun problème, avec Génération Zébrée tu peux faire un test d’orientation pour y voir plus clair !

Qui peut s’inscrire sur Parcoursup ?

La plateforme Parcoursup est accessible aux lycéens, mais pas seulement. Ce site intéresse aussi les étudiants qui souhaitent se réorienter ou les professionnels qui veulent reprendre leurs études. Il n’y a pas de limite d’âge. Ce qui compte, c’est d’avoir le diplôme du baccalauréat ou un diplôme équivalent (DAEU ou bac étranger par exemple)… Et bien sûr, d’avoir envie de reprendre des études dans l’Enseignement supérieur !

Attention : sur Parcoursup, on ne peut demander que la 1ère année d’une formation initiale. Pour les personnes qui travaillent depuis plusieurs années et qui souhaitent se lancer dans une reprise d’activité ou changer de métier, il vaut mieux se tourner vers la formation continue et le module Parcours+.

Quelles formations sur Parcoursup 2022 ?

De plus en plus de formations sont présentes sur la plateforme Parcoursup : en 2022, tu trouveras près de 19 500 formations. Cela fait beaucoup n’est-ce pas ? Pour t’y retrouver, nous les avons classés en deux types : 

  • les formations sélectives, incluant les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), les sections de technicien supérieur (STS) qui préparent le Brevet de technicien supérieur (BTS), les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), les établissements de formation en travail social (EFTS), les formations en apprentissage, les instituts universitaires de technologie (IUT) qui préparent le Bachelor universitaire technologique (BUT), et quelques écoles de commerce et d’ingénieurs
  • les formations non-sélectives que sont les licences à l’université et les parcours accès santé spécifiques (PASS)

Quelles sont les filières non sélectives sur Parcoursup ?

Comme tu l’imagines facilement, une formation non-sélective ne peut pas refuser les candidats sur Parcoursup. Mais ce n’est pas pour autant que tous les candidats pourront s’inscrire à la rentrée prochaine ! Etrange, non ? Eh oui, les amphi des facultés ne sont pas extensibles, le nombre de places est limité. Quand le nombre de vœux Parcoursup dépasse les places disponibles dans la formation, on parle de licence en tension.

C’est ce qui se passe dans certaines licences de droit, psychologie ou STAPS (activités physiques et sportives) et PASS (santé). Les candidats Parcoursup sont classés par le responsable de la licence et un certain nombre se retrouvent en liste d’attente… Pour devenir étudiant, il faut être patient !

Quelles nouveautés pour Parcoursup 2022 ?

Sur Parcoursup en 2022 on comptera pas moins de 6500 formations en apprentissage. Effectivement, Parcoursup s’adapte cette année a une tendance forte, très demandée par les lycéens et les étudiants, à savoir la développement de ce mode de formation. Depuis 2021, la carte interactive, outil plutôt apprécié et bien accueilli est à la disposition des utilisateurs de la plateforme. Des aujourd’hui, tu peux donc commencer tes recherches, avant l’ajout des nouvelles formations courant décembre.

  • N’hésite pas à revenir consulter cet article, nous le mettrons à jour lorsque les nouvelles formations seront ajoutées (normalement, avant les vacances de fin d’année) !

Et ce n’est pas tout ! Tu retrouveras plus de formations en apprentissage, de business school et d’écoles d’ingénieurs sur Parcoursup saison 5. Bref, quelque soit le métier que tu vises, tu trouveras un cursus qui t’intéresse sur Parcoursup !

La réforme des IUT, qu’est-ce que ça change ?

Autre évolution majeure pour les futurs étudiants : les DUT (pour “diplôme universitaire technologique”) se transforment en BUT (pour “bachelor universitaire technologique”) à la rentrée 2021. Un simple changement de nom ? Pas vraiment… Si les intitulés de diplôme restent identiques, désormais il faudra faire 3 années d’études pour obtenir le précieux sésame. Un mal pour un bien, car cela te permettra de trouver plus facilement un job après cette formation, ou bien de poursuivre ton cursus en master.

En parallèle de cette réforme, la licence professionnelle évolue. Désormais, elle est accessible en formation post bac directement sur Parcoursup et peut durer jusqu’à 3 ans. 

Quel est le calendrier Parcoursup 2022 ? 

Si tu as noté les grandes dates de Parcoursup 2022 dans ton agenda, tu as déjà fait la moitié du boulot ! En effet, rater une date limite Parcoursup peut être très préjudiciable… Le risque étant de se retrouver sans formation à la rentrée prochaine ! 

Voici les dates les plus importantes à retenir du calendrier Parcoursup : 

  • jeudi 20 janvier : c’est la date fatidique, le moment à partir duquel tu fais ton inscription sur la plateforme Parcoursup
  • mardi 29 mars : la date limite pour formuler tes vœux. Après tu ne pourras plus participer à la phase principale de Parcoursup !
  • le 7 avril : c’est le dernier jour pour confirmer chacun de tes voeux. Sachant que tout voeu non confirmé est abandonné !
  • 2 juin : ah, ce moment tant attendu où tu vas recevoir tes premières réponses…
  • jeudi 23 juin : le début de la phase complémentaire. Cette 2e chance te sauvera la mise dans 3 cas de figure. Si tu as loupé le coche de la phase principale. Ou si tu as oublié de confirmer tes voeux. Ou encore si tu as été refusé partout…
  • du 29 juin au 1er juillet : le point d’étape où tu précises les voeux en attente qui t’intéressent toujours
  • vendredi 1 juillet : l’ouverture de la CAES, la Commission d’accès à l’enseignement supérieur. Dirigée par le Recteur de ton académie, elle te permet d’avoir un accompagnement personnalisé en cas de refus dans les voeux demandés.

Conseil de Génération Zébrée : note bien le calendrier Parcoursup dans ton agenda avec des rappels pour ne louper aucune date !

Combien de vœux sur Parcoursup 2022? 

Le site parcoursup.fr te permet dans un premier temps de t’informer sur les formations. Mais il est aussi et surtout ton dossier de candidature pour rejoindre celles qui t’intéressent le plus. Dans ce cas, on parle de faire des “vœux”. 

La règle générale, c’est un vœu = un type de formation dans un établissement donné. Par exemple, une première année de licence de philosophie à l’université de Strasbourg compte pour un vœu. Sachant que tu as le droit à 10 voeux. 

Cependant, il existe des petites exceptions (c’est comme pour les règles de grammaire !).  

Ainsi, tu as le droit de demander les formations en apprentissage des lycées et CFA à la fois sous statut “étudiant” et sous statut “apprenti”. En cas de proposition d’admission, tu pourras suivre les cours l’année suivante, même si tu n’as pas trouvé d’entreprise pour l’alternance. Pour résumer, tu as le droit à 10 voeux en apprentissage, en plus des 10 voeux classiques. 

C’est quoi les sous voeux sur Parcoursup 2022?

Les filières sélectives fonctionnent le plus souvent sous la forme de vœux multiples, ce qui te permet d’augmenter tes chances d’affectation. Dans ce cas, le voeu est le type de cursus et les sous voeux sont les noms des établissements.

Si tu cherches à intégrer une filière prestigieuse, comme une classe préparatoire par exemple, tu pourras faire un vœu en prépa littéraire A/L et demander jusqu’à 10 lycées différents dans toute la France ! D’ailleurs, si tu préfères être nourri/logé pendant tes études, tu peux même demander pour chaque sous-voeu en prépa l’option “avec internat”. Pour connaître le nombre exact de sous voeux par formation, c’est par ici que ça se passe !

Enfin, si ton choix d’orientation est d’intégrer une école de commerce ou d’ingénieurs, sache que certaines écoles proposent un concours commun. C’est le cas par exemple du concours Advance ou du concours Avenir qui regroupent chacun plusieurs écoles d’ingénieurs. Dans ce cas là, une pré-inscription au concours sur Parcoursup équivaut à un seul voeu, et tu peux sélectionner autant d’écoles que tu le souhaites ! 

Comment avoir un bon dossier Parcoursup 2022? 

Maintenant que tu connais le fonctionnement de Parcoursup, nous allons te donner des astuces pour être accepté dans la formation de tes rêves !

Motivation et CV pour Parcoursup 2022

La première chose à faire, c’est de remplir consciencieusement l’ensemble des rubriques sur la plateforme Parcoursup. Certes, ça prend un peu de temps mais crois-nous, ça en vaut la peine ! En effet, certaines rubriques sont facultatives, et il serait tentant de les laisser de côté.

C’est le cas de la partie « Activités et centres d’intérêt ». Pourtant, il s’agit là d’un mini CV qui peut faire la différence. Par exemple, si tu veux faire des études de tourisme, n’hésite pas à préciser ton goût pour les voyages ou ta pratique des langues étrangères !

Le deuxième conseil que l’on peut te donner, c’est de soigner le projet de formation motivé. Pour rédiger une lettre de motivation personnalisée et adaptée à Parcoursup, nous te conseillons de participer aux Journées Portes Ouvertes des écoles et universités qui t’intéressent le plus.

Dossier scolaire et fiche Avenir

Comme tu t’en doutes, le dossier scolaire compte aussi beaucoup pour les études supérieures. Si tu es lycéen, tes bulletins scolaires sont pré-remplis sur la plateforme. N’hésite pas à vérifier les informations saisies, car il peut y avoir des erreurs ! Ce serait dommage de se retrouver avec un 4 de moyenne en mathématique au lieu d’un 14/20… En outre, l’équipe éducative du lycée ajoute à ton dossier Parcoursup la fiche Avenir. Sur ce document rédigé à l’issue du conseil de classe du 2e trimestre, on retrouve des appréciations concernant ton profil scolaire.

En revanche, ces éléments ne sont pas présents sur Parcoursup si tu es un étudiant en réorientation. Dans ce cas de figure, tu as tout intérêt à remplir toi même la rubrique « Ma scolarité » en recopiant tes bulletins scolaires de Première, Terminale et de tes études post bac. En effet, plus ton dossier sera complet, plus il rassura les écoles et universités !

Une lycéenne consulte les résultats d'admission Parcoursup
Une lycéenne consulte les résultats d’admission Parcoursup

Comment se passe la phase d’admission ?

A partir du 2 juin 2022, le moment le plus attendu de la procédure Parcoursup arrive : c’est le début de la phase d’admission !

Le classement des candidatures

Tout d’abord, sache que ce n’est pas le « grand méchant Parcoursup » qui va déterminer si oui ou non tu auras une place l’an prochain. En fait, c’est plus complexe que ça : l’étude des candidatures se fait en deux temps.

Premièrement, les formations post-bac effectuent un premier classement des candidatures. Pour cela, elles choisissent des critères de sélection. Ceux-ci diffèrent d’un établissement à l’autre, ou peuvent avoir un poids plus ou moins important.

Voici les critères les plus couramment retenus par les formations pour comparer des dossiers Parcoursup :

  • Le niveau scolaire. Il s’agit des bulletins scolaires de première et de terminale (et des notes obtenues par la suite, pour les étudiants en réorientation). Ainsi que des résultats des épreuves anticipées (bac de français, épreuves de spécialité en contrôle continu).
  • L’avis de l’établissement. On parle ici bien sûr de la fiche avenir. Cette dernière indique les commentaires des enseignants mais aussi de la vie scolaire. Le comportement est finement analysé : absentéisme, prise de parole en classe, prise d’initiative, etc.
  • La motivation. Les projets de formation motivés comptent, et beaucoup plus qu’il n’y paraît ! C’est d’ailleurs le critère n°1 pour certains cursus, comme les formations du travail social par exemple.
  • Les éléments complémentaires. Certaines formations ont des critères supplémentaires : concours, épreuves orales, book, questionnaires, etc.

Une fois que l’établissement s’est mis d’accord sur une liste des dossiers (du meilleur au moins bon), il l’envoie à Parcoursup. C’est alors que le logiciel mouline pour suivre un algorithme permettant de répondre aux impératifs du Ministère de l’enseignement supérieur…

Les critères de l’algorithme Parcoursup :

  • Le taux de boursier, imposé quelque soit la formation (y compris les lycées privés ou les écoles).
  • Le taux de non résidants, pour les licences uniquement. Il est parfois très bas, notamment dans les universités parisiennes en tension !
  • Le type de bac, pour certaines filières. En effet, les BTS ont été créés initialement pour les bacheliers professionnels ; et les BUT pour les titulaires d’un bac techno. Des quotas par type de bac permettent de rééquilibrer les choses !

Les résultats d’admission sur Parcoursup 2022

Les résultats d’admission pour les formations non sélectives

Les formations non sélectives (licences universitaires et PASS) ne peuvent pas refuser de candidat. Les seules options possibles sont d’accorder un « oui » ou bien un « oui si » (une acceptation sous réserve de suivre du soutien scolaire pour rattraper le niveau requis).

Mais cela ne signifie pas que les universités accueillent tout le monde ! En fait, deux cas de figures peuvent se présenter. Si une licence a moins de candidat que de places, son responsable n’a pas besoin de classer les candidatures et tous les candidats reçoivent une proposition d’admission dès le 2 juin. Dans le cas contraire, on parle de « licence en tension » et un classement est réalisé. Alors, les mieux classés reçoivent une proposition d’admission et les autres se retrouvent sur liste d’attente. Et les listes peuvent être très longues, notamment en STAPS, droit, psychologie ou PASS…

Les résultats d’admission pour les formations sélectives

Hormis les licences et PASS, tous les autres voeux possibles sur Parcoursup sont des formations sélectives ! Ecoles, BTS, IUT, classes préparatoires, sont autant d’établissements qui peuvent refuser des candidats. Le « non » est alors ferme et définitif, et le candidat reçoit une notification de refus via son espace parcoursup. A noter qu’il n’y a pas de « oui si » dans ce type de formation : si le dossier est trop faible, il est tout simplement refusé.

Ceux qui ne sont pas refusés sont positionnés sur un classement. Les meilleurs reçoivent une proposition d’admission, tandis que les suivants sont sur liste d’attente.

Bonus : quand tu veux te réorienter via Parcoursup

… et que tu ne sais pas comment faire, ou même SI tu peux le faire avec les formations Parcoursup. Spoiler : tu peux bien te réorienter si tu es en bac+1.

Ta demande sera traitée comme celle des lycéens de terminale. Ceci dit, la cohérence de ton PFM (projet de formation motivé) sera plus regardée que celles des lycéens. Et les caractéristiques de la formation demandée seront également prises en compte. Te réorienter n’est pas un choix à prendre à la légère donc. 

Seuls les lycéens ont une Fiche Avenir remplie au conseil de classe du 2e trimestre. Mais pour compenser, tu peux ajouter une pièce supplémentaire à ton dossier : la fiche de réorientation. Si jamais tu te fais accompagner par un organisme (genre CIO) ou un coach, tu peux lui demander une attestation de suivi. Histoire de montrer que t’as bien réfléchi, que tu es sérieux dans ta volonté de réorientation. Et que tu as un projet professionnel assez précis. 

Voici l’essentiel de Parcoursup. Mais n’hésite pas à revenir faire un tour régulièrement sur cette page. En effet, nous allons la mettre à jour au fur et à mesure de la procédure Parcoursup 2022 ! Si tu as des questions sur les formations ou les métiers, nous sommes aussi là pour t’aider 🙂

Les métiers de l’électricité : une filière qui a de l’avenir !

Les métiers de l'électricité : une filière qui a de l'avenir !
Temps de lecture : 7 minutes

Le savais-tu ? Aujourd’hui, plus de 600 000 personnes occupent l’un des nombreux métiers de l’électricité. Et oui, il n’y a pas que des électriciens… Nous vivons dans un monde de plus en plus connecté, et pour cela il faut que le courant passe. Et pourtant, 30% des emplois ne trouvent pas de candidat… Alors go vers les formations adaptées ! Génération Zébrée et le syndicat professionnel SERCE te partagent ce bon plan pour t’aider à trouver un travail facilement dans un secteur qui recrute à fond, en lien avec les nouvelles technologies et la transition écologique. Prêt à découvrir des jobs branchés ? 

En route pour la transition numérique et énergétique… 

Tu as envie de devenir acteur du monde de demain ? La filière électrique est en pleine transformation car elle doit répondre à plusieurs défis : la crise environnementale et la révolution technologique. Et c’est d’ailleurs la préoccupation principale du SERCE et de son réseau d’entreprises de la transition énergétique et numérique.  

La filière électricité : des métiers toujours plus verts !

Pour commencer, partons de la base : la production d’énergie. En France, l’électricité provient essentiellement du nucléaire et des énergies renouvelables (barrages hydrauliques, combustion de bio-déchets, éoliennes ou panneaux solaires). La part des énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole) est ultra minoritaire, et c’est tant mieux pour préserver la couche d’ozone ! Ainsi donc, les ingénieurs électriciens les plus recherchés sont ceux qui ont une spécialité dans le nucléaire, l’énergie marine ou solaire. 

Des électriciens posent des panneaux solaires.

Mais c’est tout au long de l’acheminement de l’électricité jusqu’aux lieux de consommation que l’on retrouve des professionnels préoccupés par la crise écologique. En effet, la mission commune à l’ensemble des métiers de l’électricité est sans aucun doute de faire le maximum d’économies d’énergie. Il s’agit d’un excellent argument de vente pour les responsables d’affaires car les clients calculent les coûts sur le long terme. De leur côté, les installateurs, techniciens et ingénieurs font en sorte d’économiser la ressource. Enfin, les agents et techniciens de maintenance ont un rôle essentiel pour prolonger la durée de vie des équipements, que ce soit en faisant des contrôles réguliers pour anticiper les dysfonctionnements, ou bien en assurant les réparations en cas de panne. 

Indirectement, il est possible d’avoir une action en faveur de l’environnement. Ainsi, c’est grâce aux installateurs en éclairage public et équipements urbains que l’on retrouve des bornes en libre-service pour les vélos et véhicules électriques. Ils participent grandement à changer les comportements, en incitant le plus grand nombre à avoir recours aux mobilités douces ! Autre exemple : dans le BTP (bâtiment travaux publics), les installateurs en génie climatique peuvent se spécialiser dans les énergies renouvelables. A la suite d’un diagnostic d’un bâtiment industriel, d’un commerce ou autre, ils installent des systèmes plus performants (pompe à chaleur, récupérateur d’eau ou de chaleur, etc.), assurent les réglages et la maintenance pour que les conditions de confort et les consommations soient optimisées. 

Bref, si tu as la fibre écolo, il existe de nombreux métiers qui permettent d’agir concrètement pour la planète ! D’ailleurs, les dérèglements climatiques sont eux aussi pourvoyeurs d’emplois… En effet, les monteurs réseaux sont souvent à côté des pompiers en cas de catastrophe naturelle (incendies, inondations, tempête, etc.). Ils font partie des héros qui interviennent pour les populations sinistrées ! Rétablir le courant est en effet indispensable pour pouvoir assurer les besoins de base comme se nourrir, se laver, s’éclairer, communiquer ou se déplacer…

Domotique, objets connectés, fibre, data : les métiers de l’électricité à la pointe !

Tu es passionné par les nouvelles technologies ? Bonne nouvelle, les entreprises recherchent des profils comme le tien ! Si 20 ans plus tôt, les électriciens se chargeaient principalement de réaliser des raccordements basiques et du tableau électrique, le métier s’est diversifié. Avec l’arrivée des objets connectés, de la fibre optique et de la data, le courant doit passer partout et tout le temps !

Tous les jours, tu utilises toute la journée des appareils électroniques ou électriques : lumières, ordinateur, smartphone, électroménager, etc. Pour tes déplacements, tu te sers peut-être du tramway, du métro ou d’une trottinette électrique. Heureusement, tu peux compter sur les professionnels qui acheminent l’énergie jusqu’à chez toi, ton bureau ou les lieux que tu fréquentes. Par exemple, il existe désormais des personnes spécialisées dans l’installation de la fibre optique :  du tireur de câble au responsable d’exploitation, en passant par le monteur-raccordeur FttH

L’intervention des installateurs en éclairage urbain, un des nombreux métiers de l’électricité !

Tu entends de plus en plus parler des objets connectés, et peut-être en utilises-tu certains comme une smart TV ou une Apple Watch ? A l’échelle d’une maison, ces équipements interagissent entre eux grâce à la domotique, contraction entre “domus” (le mot “maison” en latin) et “robotique” (ça, pas la peine de t’expliquer). Et quand on regarde un ensemble encore plus vaste, on peut parler de smart city ou ville intelligente. Que ce soit pour connecter un bâtiment ou un quartier entier, les entreprises recherchent désormais des profils polyvalents. Ainsi, l’installateur en éclairage public et équipements urbains ne se contente plus seulement d’allumer la lumière dans les rues et d’intervenir sur les le réseau de distribution électrique. Il doit aussi être en mesure de raccorder des équipements connectés comme les panneaux lumineux, les bornes de recharge de voitures électriques ou les caméras de vidéo-protection, les bornes wifi dans la ville…  

Petits conseils pour rejoindre les métiers de l’électricité

Passionné par l’écologie ou par les nouvelles technologies (ou les deux), tu souhaites rejoindre la filière de l’électricité et de l’énergie ? Tu peux compter sur Génération Zébrée pour connaître tous les débouchés qui s’offrent à toi !

Quels sont les métiers de l’électricité ?

Toi qui pensais peut-être au terme généraliste d’électricien, tu te trompes ! Il existe des dizaines de professions différentes réparties en trois grandes filières : études, affaires et travaux. 

La première désigne tout ce qui est de l’ordre de la conception et de l’ingénierie, que ce soit pour inventer de nouvelles solutions en lien avec les transitions écologique et numérique, pour avoir une représentation visuelle des projets ou pour chiffrer les besoins et les coûts. En choisissant cette voie, tu travailleras sans doute en bureau d’étude. En quoi… ? Il s’agit d’un lieu dédié à l’analyse de données et à l’élaboration de plans, de maquettes ou de dossiers qui orientent les choix techniques d’un projet. On y retrouve le poste d’ingénieur chef de projet, de technicien étude de prix ou encore de dessinateur-projeteur

Ensuite, le domaine des affaires correspond à la partie business. Cela englobe toutes les étapes du cycle de vente, de la prospection à la signature du contrat ainsi que le suivi de projet. L’objectif est bien sûr de satisfaire le client, non seulement en termes de prix mais aussi de réalisation ! ll existe du travail à chaque échelon de responsabilité : assistant, ingénieur d’affaires, directeur commercial d’une agence, d’une région ou d’un pays entier. 

Enfin, la filière travaux regroupe l’ensemble des activités techniques et opérationnelles. Ce sont les métiers de l’électricité les plus connus, car on les rencontre sur le terrain. Certaines fonctions sont liées à l’installation électrique (installateur en éclairage public et équipements urbains, installateurs en génie climatique, monteur-câbleur), tandis que d’autres sont spécialisées dans la maintenance (agents et techniciens de maintenance). Il existe également des postes de managers, comme chef de chantier ou conducteur de travaux. 

Parmi tous ces emplois, nombreux sont les métiers d’avenir ! C’est ainsi que l’on désigne chez Génération Zébrée les professions émergentes ou celles qui cherchent des candidats. C’est pour toi la certitude de trouver facilement un job dans les années futures.
Voici les métiers d’avenir liés au secteur de l’énergie et de l’électricité : 

Bonne nouvelle : il est possible de gravir les échelons au fil d’une carrière ! Ainsi, un ouvrier peut devenir chef d’équipe après plusieurs années d’expérience. Une autre possibilité est de suivre un parcours de formation. Que ce soit en formation initiale ou via un enseignement professionnel, tu seras plus rapidement à l’aise en entreprise.

Quels sont les profils recherchés ? 

Comme tu as pu le voir, les métiers de l’électricité sont variés et ce qui est bien, c’est qu’ils sont accessibles à tous ! 

En effet, certains postes sont accessibles sans le bac comme tireur de câble ou agent de maintenance. Pour le niveau technicien, généralement des études courtes sont suffisantes. Après le baccalauréat, le BTS (brevet de technicien supérieur) ou le BUT (bachelor universitaire technologique) qui remplace le DUT sont les formations conseillées. Enfin, il est possible de rejoindre les fonctions d’encadrement et de direction avec un diplôme d’ingénieur

Il y a des postes d’encadrement ou de direction parmi les métiers de l’électricité.

Pour avoir une expérience pratique, Génération Zébrée te conseille la voie de l’alternance. En fonction de ton profil et de tes besoins, tu peux signer un contrat d’apprentissage ou un contrat de professionnalisation. De plus en plus de formations proposent l’alternance. C’est le cas notamment du CFA ou du lycée professionnel. 

Voici quelques exemples d’études conseillées : 

  • CAP Électricien
  • CAP Installateur en Froid et Conditionnement d’air
  • Brevet professionnel Installateur, dépanneur en froid et conditionnement d’air
  • BEP Installation des Systèmes Energétiques et Climatiques
  • Mention complémentaire Monteur de réseau électrique aéro-souterrains
  • Bac Pro Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (MELEC)
  • BTS Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (MELEC)
  • Bac Pro Technicien de Maintenance des Systèmes Energétiques et Climatiques
  • BTS Maintenance des systèmes
  • Bac Pro électrotechnique
  • BTS électrotechnique
  • BTS fluides, énergie et bâtiment 
  • DUT Génie civil – construction durable
  • Titre d’ingénieur spécialisé en matériaux 

Tu croyais que les métiers de l’électricité étaient réservés aux hommes ? Oublie le stéréotype du gars avec ses gros bras et son casque sur la tête… En réalité, la répartition homme/femme évolue depuis plusieurs années, et de nombreuses entreprises cherchent la parité. Bon, on ne va pas se mentir : sur les chantiers, on en est encore loin (et c’est dommage) ! Mais si tu as lu l’article en entier, tu as pu constater qu’il existe de nombreuses façons de rejoindre ce secteur. Du bureau d’étude à la négociation commerciale, en passant par le dessin technique ou le management d’équipe, tu as le choix ! 

J’espère que tu en sais un peu plus sur les métiers de l’électricité, et surtout que cet article t’a donné envie de rejoindre cette filière pleine d’avenir ! Si tu veux creuser le sujet, n’hésite pas à te rapprocher du SERCE et à consulter son site metiers-electricite.com

Petit topo sur la phase complémentaire Parcoursup

Lycéennes participant à la phase complémentaire Parcoursup
Temps de lecture : 6 minutes

La période d’admission a ouvert sur Parcoursup il y a déjà plusieurs semaines et tu désespères un peu… Soit tu as été refusé partout dès le 02 juin, soit tu es bloqué dans les listes d’attente. Mais pas d’inquiétude ! Il existe heureusement des solutions pour trouver une formation : phase complémentaire Parcoursup, commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) ou écoles hors Parcoursup. Génération Zébrée fait le point sur les options qui s’offrent à toi ! 

Qui peut participer à la phase complémentaire Parcoursup ? 

La procédure complémentaire de Parcoursup ouvre le jeudi 23 juin 2021 pour tous les déçus de la phase principale. Il n’est pas nécessaire d’avoir uniquement des refus. En effet, tu peux formuler des nouveaux voeux en phase complémentaire tout en restant sur les listes d’attente de la phase principale ! Cela est également possible si tu as déjà confirmé une proposition d’admission dans un cursus qui ne t’intéresse pas tant que ça… Tout simplement car les listes principales et complémentaires sont scindées dans ton dossier. 

Par ailleurs, il est possible de rejoindre directement Parcoursup à partir du 23 juin, sans avoir confirmé de vœu en phase principale. Il s’agit en quelque sorte d’une session de rattrapage pour les étourdis qui ont loupé l’une des dates limites de la procédure Parcoursup !

Tu es actuellement étudiant et tu souhaites de nouveau postuler en première année de l’enseignement supérieur ? Imaginons par exemple que tu souhaites effectuer une réorientation pour changer de filière, car tu estimes que tu t’es trompé de voie ou que les cours ne correspondaient pas à tes attentes. Il existe certes des passerelles dans le Supérieur, qui te permettent de rejoindre directement un cursus proche en 2e année… Mais encore faut-il remplir certaines conditions, comme respecter les délais ou avoir validé des équivalences ! Tandis que Parcoursup te permet de postuler à n’importe quelle formation, comme si tu étais un bachelier de l’année. 

Cette procédure est également intéressante pour les étudiants qui n’ont pas réussi à valider leur première année et qu’elle ne peut être redoublée. C’est le cas par exemple de la première année de classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) ou du parcours accès spécifique santé (PASS). 

En cas de refus, participe à la phase complémentaire Parcoursup !
En cas de refus, participe à la phase complémentaire Parcoursup !

Comment se passe la phase complémentaire Parcoursup ? 

Le fonctionnement de la phase complémentaire est finalement assez similaire à celui de première phase. Tout d’abord, il faut prendre le temps de bien remplir ton dossier Parcoursup. N’oublie pas que chaque élément compte pour l’examen des voeux ! Et ce n’est pas parce qu’une formation est en phase complémentaire qu’elle va diminuer sa sélectivité…

Si tu as un peu bâclé tes projets de formation motivé ou ton CV Parcoursup (aka la rubrique “Activités et centres d’intérêt) en début d’année, c’est le moment de les peaufiner ! A ce stade de l’année, tu es sans doute encore plus déter à trouver une école. Alors n’hésite pas à le dire haut et fort ! Tu peux ainsi mettre en avant ta participation à des Journées Portes Ouvertes, un élément qui montre ton investissement dans les choix d’orientation.

Pour ajouter des voeux, il faut de nouveau passer par le moteur de recherche de parcoursup.fr. Bien sûr, tu auras moins de choix qu’en phase principale car seules les formations ayant des places vacantes participeront à cette étape. Néanmoins, la plupart des cursus sont présents sur Parcoursup en phase complémentaire. Chaque année, près de 100 000 places sont ouvertes aux candidats ! 

Quelles sont les places disponibles en phase complémentaire ?

Les formations qui participent à la phase complémentaire Parcoursup

Tu pourras retrouver certaines licences, surtout en lettres, sciences humaines, langues et sciences. Mais étonnamment, la plupart des filières présentes sur la phase complémentaire Parcoursup sont des formations sélectives… Tu te dis que c’est étrange, puisqu’en général elles ont refusé des candidats en début de procédure ? C’est vrai qu’elles auraient pu accepter tout le monde pour aller plus vite. Mais elles tiennent à recruter un profil bien précis, quitte à étaler leurs recherches dans le temps.

Ainsi, les années précédentes, le BTS (brevet de technicien supérieur) était le cursus qui offrait le plus de places durant l’été. Les années précédentes, sur 10 000 formations, on dénombrait environ 70% de BTS ! Cela s’explique en partie par les quotas fixés par les établissements en fonction du type de bac. Effectivement, des statistiques présentes sur Parcoursup indiquent les pourcentages de bacheliers professionnels, technologiques et généraux. D’autre part, les BTS sont des formations très professionnalisantes, souvent ouvertes en alternance. Or, trouver un contrat d’apprentissage peut s’avérer un peu compliqué quand on a 18 ans… De nombreux lycéens sont donc contraints de renoncer à ce type de formation. 

En dehors des BTS, tu pourras retrouver en phase complémentaire des BUT (ex DUT, diplômes universitaires technologiques), des prépas ou encore des écoles d’ingénieurs et des écoles de commerce post bac

Quelles filières sont déjà complètes ?

Toutefois, certains cursus n’ont quasiment aucune chance de se retrouver sur Parcoursup pendant l’été, car ils ont déjà fait le plein. C’est le cas des filières de santé, qui sont tout simplement les plus prisées de la plateforme. Ainsi, les IFSI (instituts de formation en soins infirmiers) et les PASS (première année de préparation aux concours de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique et kiné) totalisent plus de 600 000 voeux cette année ! D’autres formations plus confidentielles, telles que les écoles d’architecture, sont tout aussi sélectives en raison de leur rareté (une vingtaine d’établissements dans la France entière). 

Enfin, les licences dites “en tension” seront elles aussi peu nombreuses sur le moteur de recherche de Parcoursup durant l’été. Pour rappel, il s’agit des cursus universitaires dont le nombre de candidats dépasse les places disponibles. Généralement, les licences de psychologie, droit, STAPS (activités physiques) font partie de cette catégorie, ainsi que la majorité des formations proposées dans les fac parisiennes. 

Que faire si je ne trouve pas de formation en phase complémentaire ? 

Les autres possibilités sur Parcoursup

Tu t’es connecté le 23 juin et tu n’as pas trouvé de filière qui t’intéresse sur Parcoursup ? Tout d’abord, sache que le moteur de recherche est alimenté au fil des jours. Ainsi, la publication des résultats du baccalauréat, à savoir le 05 juillet pour l’année 2022, correspond à la démission de centaines de lycéens de terminale. Eh oui, l’affectation dans les études supérieures requiert d’obtenir le précieux sésame… A défaut, il ne reste plus qu’à se réinscrire en classe de terminale ! 

Il est également possible que des élèves perdent leur proposition d’admission car ils n’effectuent pas à temps leur inscription administrative dans le supérieur. Ainsi, des places se libèrent. Ce phénomène bénéficie d’abord aux inscrits sur liste d’attente, puis dans un second temps à ceux de la procédure d’admission complémentaire. 

Si tu n’as reçu que des réponses négatives au cours de la procédure ou si tu es toujours en phase d’attente, tu as le droit de solliciter la Commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES). Des réunions s’organisent dans les académies de France pour trouver une place aux futurs bacheliers. Les représentants du recteur, des lycées et des formations du Ministère de l’enseignement supérieur procèdent au réexamen de chaque dossier, en s’appuyant particulièrement sur la rubrique “Ma préférence”. Attention, ce dispositif ne concerne pas les étudiants en réorientation et les adultes en reprise d’étude ! 

Concrètement, il suffit de cliquer à partir du 01 juillet 2022 sur le bouton dédié dans ton dossier… Puis d’attendre patiemment. Cela peut être long, car il s’agit véritablement d’un accompagnement personnalisé. Et si tu reçois par ce biais une proposition, nous te conseillons fortement de l’accepter car tu n’en recevras pas d’autre !

Les solutions hors Parcoursup

J’ai une bonne nouvelle à t’annoncer : de nombreuses admissions post bac se font hors Parcoursup ! Et il est encore possible d’y postuler…

C’est le cas de nombreuses écoles spécialisées dans des domaines aussi variés que l’audiovisuel, l’immobilier, l’informatique, le design ou la mode. Certaines écoles de commerce (en particulier les cursus en management de l’environnement ou du sport) organisent elles-mêmes leur processus de sélection. Il existe également de rares établissements qui recrutent à la fois sur Parcoursup et en dehors, comme Excelia Business School par exemple !

Pour te simplifier la vie, voici une liste d’écoles accessibles hors Parcoursup : 

Enfin, tu peux décider de tout plaquer ! Parcoursup étant une procédure made in France, il te reste toujours la possibilité de rejoindre les meilleures formations à l’étranger… 

Découvre les métiers de demain en VisioTalk !

L'affiche du cycle de VisioTalks inspirants sur les métiers de demain
Temps de lecture : 11 minutes

Et si on prenait de la hauteur pour voir au-delà de l’année 2021 ? Génération Zébrée te propose de sortir des discours moroses sur la crise sanitaire et économique du covid 19. En fin d’année scolaire, tu vas pouvoir participer à un événement exceptionnel 100% en ligne et gratuit qui va te rebooster ! Bloque dans ton agenda les mercredi 26 mai, 2 juin et 16 juin. Ce sont les trois dates du cycle de VisioTalks inspirants sur les métiers de demain.

Sommaire

Tout savoir sur les VisioTalks

Les VisioTalks, kézako ? 

Pendant le premier confinement, Génération Zébrée a réfléchi à une nouvelle manière de choisir sa voie, adaptée au contexte sanitaire et aux usages de la génération Z. Au moment où les journées portes ouvertes et les salons d’orientation traditionnels étaient annulés, il fallait trouver un moyen de créer une rencontre numérique pour parler d’orientation. 

Ainsi, sont nés les premiers VisioTalks, des rencontres virtuelles en live sur Zoom. C’est gratuit, il suffit tout simplement de s’inscrire pour réserver une place et recevoir un ptit rappel dans ta boîte mail le jour J ! 

Ce qui est vraiment cool lors d’un VisioTalk, c’est que tu as un échange sincère et informel avec les intervenants. Tu peux poser autant de questions que tu le souhaites directement via le tchat sur Zoom. 

Depuis la rentrée, des VisioTalks, nous en avons créé des dizaines, sur des thèmes variés ! Parfois, le sujet était très large, du type “Comment choisir ses études supérieures ?”. D’autres sessions étaient dédiées à un cursus en particulier, comme les écoles de commerce ou les études d’audiovisuel par exemple. Il y a même eu plusieurs éditions spécifiques consacrées à Parcoursup

Pourquoi le VisioTalk n’est pas un webinaire comme les autres ? 

Mais ce qui fait la différence entre un VisioTalk et n’importe quel autre webinaire, c’est nos intervenants. Chez Génération Zébrée, nous tenons à inviter uniquement des personnes qui connaissent un sujet “de l’intérieur”. Ce n’est pas un cours comme au lycée ou à l’université ! Nous invitons une personne qui a réellement vécu ce dont elle parle. 

Par exemple, pour parler d’un cursus scolaire, nous cherchons des étudiants qui sont passés par là. Cela permet d’avoir un échange beaucoup plus naturel que lors des webinaires animés par les directeurs d’établissement sur les salons d’orientation virtuels ! 

De la même façon, nous avons convié des influenceurs comme @bapt.rlt ou @yofunders_ pour évoquer des problématiques telles que : “comment lier passion et études ?”. 

Enfin, c’est une ancienne conseillère Parcoursup de l’ONISEP qui est venue partager les observations liées à son vécu et à sa connaissance des rouages de cette procédure un peu complexe. 

Un nouveau cycle de VisioTalks sur les métiers de demain

Après avoir proposé des VisioTalks sur les études et Parcoursup, nous voulons sortir du cadre scolaire. Notre nouveau cycle de VisioTalks se veut inspirant. 

Ce que nous cherchons, c’est sortir des discours pessimistes qui nous entourent sur la crise sanitaire, économique ou écologique. Car à force de les écouter, on a l’impression de patauger, et il devient de plus en plus difficile de se projeter. 

A l’inverse, nous allons adopter une vision prospective : nous allons nous demander ce que sera le monde, et en particulier le monde du travail, dans 10, 20 ou 30 ans. Nous souhaitons t’embarquer avec nous dans un voyage temporel, décollage immédiat vers les métiers du futur ! Eh oui, si tu connais Génération Zébrée, tu sais que notre ADN c’est l’orientation positive !  

Le sujet “Les métiers de main”, c’est large. Alors, nous organisons un cycle de trois VisioTalks, les mercredi 26 mai et 2 juin et 16 juin à 18h. Trois occasions d’écouter des intervenants qui aborderont le sujet en fonction de leur vécu et de leurs domaines d’étude. 

Ecologie et “métiers du faire”

Pour notre VisioTalk du mercredi 26 mai, nous allons nous intéresser à la plus grande transformation des années à venir : la crise écologique. Et bien sûr, à ses conséquences sur le monde du travail. Quels sont les défis écologiques à relever ? Quels seront les secteurs pénalisés ? Quelles opportunités d’emploi liées à l’émergence de nouveaux métiers ? 

Tout d’abord, nous dresserons les contours de la situation actuelle et des enjeux globaux. Pour éviter de faire comme l’autruche qui met la tête dans le sable dès qu’un danger survient, il vaut mieux être lucide et prendre conscience des bouleversements très prochains qui concernent notre planète… Afin de trouver des solutions ! 

Nous aborderons les différents aspects de la crise écologique qui auront sans nul doute un impact global et massif sur notre quotidien. Il s’agit de l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables, le changement climatique, de la sixième extinction de la biodiversité et de l’appauvrissement des sols. 

Ensuite, nous évoquerons les solutions apportées par la transition écologique et la permaculture. Celles-ci concernent de nombreux domaines, tels que : 

  • la production de nourriture ; 
  • la construction et l’habitat ; 
  • les outils et technologies ; 
  • la finance et l’économie ; 
  • la santé et le bien-être ; 
  • la culture et l’éducation ; 
  • la gouvernance et le vivre ensemble. 

Enfin, nous verrons comment nous pouvons nous adapter professionnellement à ce nouveau contexte, c’est-à-dire choisir la voie de la résilience. On ne parle pas ici de la seule économie verte. Évidemment, il existe des emplois spécifiquement liés au développement durable comme animateur nature, océanologue ou responsable d’un centre de déchets

Une autre hypothèse est de revaloriser les “métiers du faire” afin de répondre aux besoins primaires des individus (manger, dormir à l’abri, se protéger des maladies, etc.). Ce sont des professions très concrètes et souvent manuelles, tels que maraîcher, marin-pêcheur, charpentier, sage-femme, aide-soignant, ébéniste, viticulteur, etc. De nombreux domaines d’activité sont concernés : l’agriculture, l’artisanat, l’exploitation du bois, la construction, la santé et l’aide à domicile. 

Certains métiers cités offrent dès aujourd’hui de nombreux postes à pourvoir, en raison notamment des départs à la retraite ! Ainsi, il est prévu que la moitié des agriculteurs partent à la retraite d’ici 2030, du fait du vieillissement de la population… Mais à l’heure actuelle, seul un nouvel exploitant s’installe pour trois départs. 

Destination : l’industrie du futur

Le deuxième VisioTalk sera très différent et en même temps complémentaire du précédent ! Quelles innovations (robotisation, automatisation, intelligence artificielle, big data…) seront déterminantes dans l’industrie du futur ? Quels sont les métiers d’avenir en ingénierie, aérospatial, informatique ? Quels sont les défis à relever dans ces secteurs (écologie, égalité femme/homme) ?

Nous aborderons l’évolution des métiers liés à la transformation numérique. Les innovations technologiques permettent la robotisation et la digitalisation des usines. Nous parlerons donc des métiers du numérique comme développeur web, data analyst, chef de projet informatique ou expert en cybersécurité. Cependant, il n’est pas forcément nécessaire de posséder un diplôme d’ingénieur pour trouver du travail ! Des métiers de niveau bac comme mécanicien sont également fortement recherchés pour travailler dans l’industrie du futur. 

Nous ferons un zoom sur la conquête spatiale, un secteur en pleine mutation. Concernant les grandes tendances, il y a l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché. Effectivement, des start-up et entreprises privées comme SpaceX ou Blue Origin concurrencent désormais les poids lourds historiques et les agences gouvernementales comme la Nasa ou Ariane. 

Enfin, nous évoquerons les grands défis des années à venir pour ces domaines d’activité. D’une part, les recrutements de talents féminins. D’autre part, l’enjeu écologique : limiter les nombreux déchets abandonnés dans l’espace (satellites en fin de vie, débris orbitaux).

Construire un monde du travail qui nous ressemble

Le VisioTalk de clôture qui se tiendra le 16 juin abordera le sujet dans sa globalité. Comment évoluer dans un monde du travail incertain ? Comment se sentir utile et donner du sens à sa carrière professionnelle ? Quelles seront les manières de travailler dans 10 ou 20 ans ? 

Nous aborderons l’évolution du marché de l’emploi… Et de ses adaptations nécessaires pour correspondre aux besoins de flexibilité des entreprises, mais aussi aux aspirations de la nouvelle génération. L’idéal de faire carrière toute sa vie dans une même boîte, ou même d’obtenir un CDI à tout prix, est-ce toujours d’actualité ? Pas sûr… Etre freelance, privilégier les expériences courtes, ou même se lancer dans la création d’entreprise, sont autant de possibilités qui ont le vent en poupe ! Peu importe la manière de l’exercer, ce qui compte, c’est que ton futur métier te corresponde.

Nous présenterons des trajectoires professionnelles qui peuvent prendre de nombreuses directions différentes. Il est tout à fait possible de changer de projet, et ce n’est pas grave ! Peut-être que toi aussi tu penses à te réorienter, comme 20% des étudiants qui changent de filières à l’issue de leur première année. Ou bien, si tu es déjà diplômé, réfléchis-tu à te reconvertir pour changer de profession, ou même pour switcher de secteurs d’activité ? 

Et cela tombe bien, car les métiers évoluent eux aussi ! Selon une étude du thintank californien l’Institut pour le futur datée de 2017, 85 % des emplois de 2030 n’existent pas encore. D’ailleurs, Génération Zébrée est là pour te faire matcher avec les métiers d’avenir, ceux qui recruteront à fond dans les prochaines années ! Tu peux ainsi suivre l’apparition de nouveaux métiers comme data scientist, traffic manager, développeur informatique, community manager ou UX designer.  

A travers ce VisioTalk, tu auras la clé d’une reconversion professionnelle réussie pour changer de métier ! Nous te parlerons des compétences de demain, des soft skills, et des nombreuses possibilités pour se former tout au long de la vie. 

Les meilleurs intervenants pour parler des métiers de demain

Concernant notre cycle de VisioTalks sur les métiers de demain, nous avons choisi des intervenants qui sortent de l’ordinaire ! En effet, ils ne sont pas seulement experts de leur sujet. Leur connaissance approfondie a été mise en pratique sur le terrain. Bref ils savent vraiment bien en parler : c’est du vécu mais aussi de longues heures de recherche ! Rien à voir avec tes profs de lycée, promis !

Les métiers de demain selon Anaïs Georgelin

Qui est Anaïs Georgelin ? 

Notre première invitée est une personne très inspirante, habituée à défendre sa vision des métiers de demain lors de grands Talks de type TedX. Anaïs Georgelin prendra la parole le mercredi 16 juin à 18h.  

Elle ne le cache pas : Anaïs Georgelin a eu un début de parcours un peu chaotique. A la sortie de ses études, elle a enchaîné 3 métiers différents en 3 ans. Puis elle a tout lâché pour partir au Mexique. A chaque étape, elle s’est posée beaucoup de questions sur son parcours, mais aussi sur la place et le sens du travail dans nos vies. Elle a finalement décidé de créer en 2015 somanyWays, un laboratoire d’idées sur le monde du travail. 

Quel est le point de vue d’Anaïs Georgelin sur les métiers de demain ? 

A travers ses activités, Anaïs Georgelin veut redonner du sens au travail. Elle rêve d’une société où la culture du travail serait plus en adéquation avec le profil, les besoins et les aspirations de chacun. 

Elle intervient régulièrement comme conférencière sur des thèmes aussi variés que : “Travail, la fin d’un monde”, “Comment naviguer dans un monde du travail incertain” ou “Conversation sur le rapport au travail”. En parallèle, elle mène la barque de somanyWays depuis sa création en 2015. 

Aujourd’hui, somanyWays accompagne à la fois les jeunes qui se posent des questions et les entreprises pour les préparer au changement. 

Concrètement, il est possible de s’inscrire à des ateliers participatifs, de découvrir leur livre blanc, et même de suivre un programme d’accompagnement ! L’objectif est de permettre à chacun de trouver la place qui lui correspond à chaque étape de son parcours, de l’entrée dans le monde professionnel à la fin de carrière, en passant par la reconversion. 

Les besoins des entreprises sont eux aussi pris en compte. Ainsi, somanyWays  accompagne les services de ressources humaines de secteurs d’activité divers pour les aider à gérer les embauches, mais aussi et surtout à mieux intégrer et fidéliser leurs collaborateurs.   

Les métiers de demain selon Grégory Derville

Qui est Grégory Derville ? 

Notre invité est enseignant-chercheur à l’université de Lille en sciences politiques. Il donne cours à des étudiants de la première année de licence jusqu’au master. Sa spécialité est l’écologie politique. 

Il s’inscrit dans la mouvance de plus en plus répandue de la collapsologie Ce courant de pensée considère que l’effondrement des ressources non renouvelables (pétrole, gaz, métaux rares, etc.) est proche, et qu’il va entraîner avec lui la fin du monde tel qu’on le connaît aujourd’hui. Mais attention, ce n’est pas un scénario de film post-apocalyptique, avec une attaque de zombies et un héros qui tente de survivre ! L’idée est plutôt d’adopter une posture résiliente vis-à-vis des bouleversements écologiques, c’est-à-dire en être conscient et imaginer dès maintenant des solutions soutenables. 

D’ailleurs, Grégory Derville est également connu pour les livres qu’il écrit sur la permaculture. Au-delà de la simple technique de jardinage à laquelle on l’associe trop souvent, il explique qu’il s’agit en réalité d’une nouvelle façon de réfléchir et de vivre. C’est la “culture de la permanence”, autrement dit de la soutenabilité. Le but de cette méthode est de créer des systèmes inspirés par la nature, performants, autonomes et durables. 

Grégory Derville n’est pas qu’un théoricien de la transition écologique… Il met en pratique ses principes ! Ainsi, il expérimente une vie en autonomie sur un terrain qui lui appartient. Gestion de l’eau, recyclage, potager, réparation d’objet ou rénovation énergétique sont autant d’actions très concrètes en faveur de l’environnement. 

Quel est le point de vue de Grégory Derville sur les métiers de demain ? 

En s’inscrivant dans un mouvement de pensée proche de la collapsologie, Grégory Derville considère que la crise écologique est inéluctable. Pour lui, elle fait partie de notre contexte et il faut prendre en compte ce type de bouleversements pour imaginer le monde de demain. Ainsi, l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables (pétrole, gaz, métaux rares) pourrait avoir des conséquences directes sur l’emploi. 

D’une part, de nombreuses activités humaines pourraient disparaître. Bien sûr, on pense tout de suite à la recherche des ressources non renouvelables comme l’industrie pétrolière ou l’exploitation minière. Ou bien aux entreprises qui transforment ces matières premières, par exemple dans la chimie (pétrochimie, plasturgie, cosmétique). Ou encore à l’industrie automobile qui est encore largement dépendante du carburant. Cependant, ce sont en réalité des millions d’emplois qui sont concernés ! A commencer par ceux du secteur secondaire (industries) et tertiaires (services). En effet, la plupart des usines utilisent des machines énergivores. En outre, les jobs de bureau sont liés à la transformation digitale. Or la révolution numérique a besoin de métaux précieux qui vont bientôt être épuisés. Même la croissance verte est concernée ! A titre d’exemple, il faut environ 600 barils de pétrole pour produire une éolienne, selon les calculs de l’ingénieur Benoît Thévard.

A l’inverse, des secteurs économiques auraient besoin d’une importante main d’œuvre. En effet, Grégory Derville prédit de nombreuses embauches de travailleurs manuels pour fabriquer, réparer ou transporter sans pétrole ni électricité. Le secteur primaire serait alors le premier concerné. Il s’agit de l’ensemble des activités visant à produire des matières premières non transformées, comme l’agriculture, la pêche, l’élevage ou la sylviculture (plantation et exploitation d’arbres). Par ailleurs, les métiers liés à la construction d’habitations, à la santé, à l’artisanat et à la réparation d’objets devraient être fortement revalorisés… En effet, ils répondent aux besoins de base des individus.

Les métiers de demain selon Alice Paschal

Qui est Alice Paschal ? 

L’intervenante de notre 3e VisioTalk est ingénieure aéronautique. Quand elle était petite, ses matières préférées étaient les mathématiques et la physique. Sans surprise, elle a donc décidé de passer un bac S. Puis elle a rejoint une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) scientifique. A l’issue des deux ans de prépa, elle a rejoint une école d’ingénieur. Il existe des écoles d’ingénieurs généralistes ou spécialisées. Alice Paschal a fait le second choix. En effet, elle a décidé de rejoindre une école en aéronautique et aérospatial à Toulouse. Cette formation permet de concevoir et fabriquer des systèmes volants, comme les avions, les drones, les fusées ou les satellites. 

Aujourd’hui, Alice Paschal travaille chez Arianespace qui est certainement  l’entreprise française la plus connue pour l’exploitation et la commercialisation de systèmes de lancement spatiaux. Elle est ingénieure en recherche et développement. Concrètement, elle travaille dans un bureau d’études pour étudier comment fonctionne une fusée. Grâce aux capteurs présents sur le lanceur, elle obtient une base de données très importante. En l’exploitant sur l’ordinateur grâce à des algorithmes et des programmes informatiques, elle parvient à connaître la position précise de la fusée… Ce qui est très utile pour les équipes de pilotage ! 

Son métier est donc à l’interface entre l’ingénierie et le big data ! Par ailleurs, elle s’appuie au quotidien sur les nombreuses opportunités offertes par la transition numérique, comme l’automatisation, l’intelligence artificielle, la robotique ou l’informatique. 

Quel est le point de vue d’Alice Paschal sur les métiers de demain ? 

Alice Paschal va nous parler de l’employabilité actuelle et future dans l’industrie. Il y a des métiers qui recrutent dès maintenant des jeunes diplômés ou des demandeurs d’emploi ! C’est le cas du secteur du numérique qui recherche des développeurs

Notre invitée a à coeur de faire découvrir les métiers de l’ingénierie à travers son parcours. Ainsi, elle veut démontrer que tout est possible, quand on se donne les moyens ! Y compris quand on est une femme. En effet, ce secteur manque de talents féminins. 

Elle intervient ainsi régulièrement auprès de collégiens et lycéens. Elle a également été filmée par Génération Zébrée pour la fiche-métier ingénieur aérospatial

Ce cycle exceptionnel de VisioTalks est un sacré exercice de prospective ! En te projetant dans les métiers existants qui recrutent à fond (on parle alors de métier d’avenir) et ceux qui sont émergents ou n’existent pas encore, tu vois que le champ des possibles est vaste. Et si tu veux des conseils personnalisés pour t’inspirer et t’accompagner dans tes choix d’orientation, n’hésite pas à nous contacter via le tchat. 

Partir à l’étranger dans les meilleures universités

Temps de lecture : 9 minutes

Partir à l’étranger : rien que d’y penser, tu as des étoiles dans les yeux… Tu t’imagines déjà dans un college anglais ou dans les laboratoires hautes technologies de Séoul ou Singapour ? Pour toi, les études à l’international ne riment pas avec “auberge espagnole”, mais plutôt avec prestige.

Au-delà des belles rencontres et de la découverte culturelle, ce que tu vises avant tout c’est d’avoir une ligne qui claque dans ton CV. Et ainsi être “bankable” dans le monde du travail. Pour que tes ambitions deviennent réalité, lis bien les conseils qui vont suivre !

3 bonnes raisons de partir à l’étranger dans une université prestigieuse 

Se distinguer des autres étudiants et ouvrir des portes

Aujourd’hui, les échanges internationaux sont une pratique assez courante dans les cursus post bac. Ainsi, les étudiants français peuvent compter sur des programmes qui simplifient les départs, comme Erasmus en Europe. En outre, de plus en plus d’établissements de l’enseignement supérieur ont des accords bilatéraux ou multilatéraux. Ces derniers fixent des quotas pour recevoir ou envoyer leurs élèves dans des pays étrangers. 

Certains cursus prévoient même dans leur programme un semestre voire une année complète au-delà de nos frontières ! C’est le cas de la fameuse 3e année (3A) de Sciences Po Paris. Dans cet institut d’études politiques, partir étudier à l’étranger n’est pas une option mais une obligation. D’autres établissements font de même, notamment des écoles de commerce post bac

En soit, il s’agit d’une politique d’ouverture au monde très intéressante. Mais que se passe-t-il quand toutes les formations proposent le même programme ? C’est simple, les diplômés se retrouvent avec des expériences similaires dans leur CV… 

Pour réussir à se démarquer, il faut viser les universités de rang mondial. Des noms comme Harvard, Stanford, Oxford ou Cambridge permettront toujours de faire mouche auprès d’un recruteur. 

Et ce n’est pas seulement pour faire encadrer ton diplôme et l’accrocher au-dessus de la cheminée de tes parents… La reconnaissance de ce type d’études supérieures permet surtout d’améliorer nettement l’employabilité en France et à l’étranger. Et ce, quel que soit le projet : rejoindre un grand groupe, faire de la recherche ou encore lancer ta startup. 

Avoir accès à des enseignements de haut niveau

Si le diplôme de ce type d’écoles a autant de valeur, c’est qu’il couronne trois ou cinq années de formation de grande qualité. 

En effet, il n’y a pas que les étudiants qui sont attirés par les universités reconnues ! Les enseignants-chercheurs visent également ce type d’établissements. La sélectivité est là aussi très rude. Les cours sont donc assurés principalement par des professeurs à l’apogée de leur carrière. 

En outre, la concurrence internationale incite les établissements à se distinguer. Pour ce faire, ils investissent dans des infrastructures de pointe : laboratoires de recherche, salles multimédias, fablab, datacenter, etc. Un élément caractéristique sur le campus est la bibliothèque universitaire. Les bibliothèques cathédrales désignent les plus traditionnelles. Elles sont reconnaissables par leurs étagères en bois qui montent jusqu’au plafond. A l’inverse, il existe des centres de documentation ultra-modernes qui se distinguent par la modularité de leurs espaces. Dans tous les cas, il s’agit de lieux qui contiennent des siècles de savoirs. Tu pourras même y trouver des ouvrages précieux comme des livres médiévaux avec enluminure ou des papyrus ! Généralement, plus l’école attire des chercheurs du monde entier, plus son fond documentaire est important. Et cela profite bien évidemment aux étudiants et doctorants. Ils peuvent ainsi approfondir leurs cours en s’appuyant sur des ouvrages de référence ou directement des sources historiques !

Partir à l'étranger et découvrir les livres anciens de la bibliothèque universitaire de Yale, classée 17e mondiale au QS ranking
Les livres anciens de la bibliothèque universitaire de Yale, classée 17e mondiale au QS ranking

Baigner dans le multiculturalisme

Les universités les plus connues attirent des jeunes du monde entier. La proportion d’étudiants internationaux est donc souvent supérieure à la moyenne. Si d’une manière générale les destinations anglophones attirent le plus (en particulier les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada), les universités de rang mondial implantées en Asie, en Océanie ou en Union Européenne ne sont pas en reste. Ainsi, la National University of Singapore, la City University of Hong Kong ou l’ETH Zurich, trois établissements d’enseignement classés dans le top 25 du classement QS comptent plus de 30 % d’étudiants étrangers. 

Le cosmopolitisme de ces campus est un vrai plus. D’une part, cela permet de bénéficier d’une expérience internationale totale. Au-delà de la découverte du pays d’étude et de l’apprentissage de sa langue, il est possible de rencontrer des jeunes de diverses nationalités, sans pour autant faire le tour du monde ! Se confronter au multiculturalisme est un élément très apprécié des recruteurs, car il permet de développer des soft skills (compétences comportementales) comme l’ouverture aux autres, le sens de l’écoute ou encore l’adaptabilité. De plus, les multinationales et même certaines petites ou moyennes entreprises sont sur des marchés transnationaux. La compréhension des comportements et habitudes des clients étrangers devient alors une vraie plus-value dans la recherche d’emploi. 

Comment partir à l’étranger ? 5 étapes pour préparer sa mobilité

Etape 1 : anticiper au maximum

Pour commencer, il faut avoir conscience de l’ampleur du projet. Rejoindre une université de premier rang n’est pas donné à tout le monde ! La forte sélectivité impose de préparer le dossier avec le plus grand soin, et parfois de passer des tests de langue ou des concours. Il faut aussi prévoir beaucoup de temps pour certaines procédures administratives, comme la traduction assermentée de diplômes ou la demande de visa. Et selon ton profil, tu auras peut-être besoin de prendre des cours de langue pour obtenir les compétences linguistiques requises par l’établissement d’accueil, ou bien effectuer un stage ou un job étudiant pour mettre de l’argent de côté. 

Que tu souhaites partir étudier dans le cadre d’un programme de mobilité, un double diplôme ou en postulant directement auprès d’universités étrangères, il faut respecter des dates précises. Tu imagines bien que plus la sélection est forte, plus l’étude des dossiers de candidature prend du temps ! C’est pourquoi tu verras parfois des dates limites fixées six mois, un an voire plus avant ton départ. 

Un conseil de Génération Zébrée pour faciliter tes démarches : tu peux réaliser un rétroplanning en notant chaque date limite et en te fixant des objectifs précis. Aide toi des outils et des méthodologies de la gestion de projet pour éviter de procrastiner !

Etape 2 : établir une stratégie adaptée pour partir à l’étranger

Il y a toutes sortes de façons de partir à l’étranger. Attention, nous ne parlons pas ici des voyages chill sur une plage de rêve ! Si tu connais déjà Génération Zébrée, tu sais que nous nous intéressons surtout aux études supérieures. Par conséquent, nous n’allons pas non plus parler des nombreuses manières de travailler à l’étranger comme le PVT (permis vacances-travail), le volontariat international ou l’expatriation. Nous laissons aussi de côté également le séjour linguistique effectué dans des structures spécialisées ou dans une famille d’accueil (comme jeune homme ou jeune fille au pair). 

Tu as deux grandes options pour un départ hors de nos frontières : commencer par étudier en France et bénéficier d’un programme de mobilité ou partir à l’étranger directement. 

Pour faire ton choix, tu peux te demander quelle est la durée idéale de ton séjour à l’étranger. En effet, il est possible de partir uniquement pour un semestre d’étude, une année universitaire ou une mobilité étudiante complète. Une autre question importante concerne le budget que tu es prêt à consacrer à cette aventure.    

La stratégie la plus rassurante : bénéficier d’un programme d’échange 

Le principal intérêt de s’inscrire dans l’enseignement supérieur français est de bénéficier de frais de scolarité généralement moins élevés (pour les écoles de commerce ou d’ingénieurs), voire presque gratuits (pour les universités publiques). Tu pourras aussi bénéficier d’un accompagnement plus important, qu’il s’agisse d’aides financières ou administratives. En général, il suffit de contacter le Service des relations internationales de ton établissement français pour obtenir des informations ou un soutien. 

Si tu as choisi cette voie, tu as pour premier objectif d’être admis dans une licence ou un bachelor. La plupart des établissements français sélectionnent désormais leurs candidats sur Parcoursup. Pour choisir parmi les plus de 17 000 formations présentes sur Parcoursup celle qui est la plus adaptée à ton projet, tu peux commencer par faire un test d’orientation

Au cours de ta scolarité française, tu peux partir à l’étranger selon plusieurs modalités. Selon le programme pédagogique de ta formation, tu peux faire un stage à l’étranger, t’inscrire à un programme d’échange (dont le plus connu est le dispositif Erasmus) ou rejoindre une université d’accueil partenaire. Dans tous les cas, tu valideras des crédits ECTS. Ainsi, à ton retour, tu pourras retrouver ta promo, tes profs et ton emploi du temps français… 

La stratégie la plus directe : être un “free moover”

Il est aussi possible d’effectuer une mobilité internationale en tant que “free moover”, c’est-à-dire de façon autonome. Le grand avantage, c’est la liberté d’aller où tu le souhaites ! Contrairement aux programmes de mobilité qui sont souvent limités à une zone géographique (l’Europe pour la bourse Erasmus par exemple) et aux partenariats bilatéraux qui peuvent être limités dans certaines écoles françaises, tu peux cibler les universités qui t’intéressent vraiment ! Cette stratégie est pertinente si tu vises le top 50 mondial.

En outre, cette méthode permet de s’inscrire à un cursus universitaire complet. Le séjour d’études est plus long, ce qui permet de mieux s’immerger dans la culture et la langue du pays. Et surtout, à la fin tu pourras obtenir un diplôme de l’université d’accueil (ce qui n’est pas le cas quand on est scolarisé en France, à moins de préparer un double-diplôme). 

Par contre, partir à l’étranger directement nécessite de payer des frais d’inscription plus ou moins élevés selon le pays de destination, et surtout de préparer tout seul. Cela dit, tu pourras toujours valoriser par la suite ta débrouillardise ! 

Etape 3 : élaborer un dossier en or 

A partir du moment où tu as élaboré une stratégie, tu peux établir une liste de programmes et d’établissements qui correspondent à ton projet. Quelques recherches s’imposent pour compléter toutes les lignes de ta liste : la date limite de candidature, les pièces exigées dans le dossier et les éventuelles épreuves supplémentaires (tests techniques, linguistiques, etc.). 

La pièce phare du dossier de candidature est bien sûr la lettre de motivation. Les universités anglo-saxonnes parlent de Personal Statement ou Personal Essay. Il faut y consacrer du temps pour travailler à la fois le fond et la forme. Le premier réflexe est sans doute d’aller voir des modèles sur Internet, mais c’est une erreur ! Rien de pire que le copier-coller, car le plagiat est fermement condamné dans le monde universitaire. Ainsi, pour rédiger un texte vraiment personnalisé, tu peux répondre à deux questions fondamentales : “pourquoi toi plutôt qu’un autre candidat ?” et “pourquoi avoir choisi cette formation plutôt qu’une autre ?”. Pour te donner une idée, 70 % de ton essai doit évoquer le projet académique, et le reste peut évoquer tes passions, expériences professionnelles ou tes engagements citoyens. 

Rédiger dans une autre langue que la sienne est un exercice assez difficile, alors n’hésite pas à demander de l’aide à une personne qualifiée. Cela peut être ton professeur d’anglais si tu es au lycée ou bien un service d’accompagnement spécialisé comme Study Experience. Il vaut mieux éviter une traduction littérale du français (car la tournure des phrases est généralement différente) ou des traducteurs informatiques. A la place, tu peux prévoir un plan pour structurer ton propos puis rédiger directement dans la langue. 

Assez souvent, la lettre de motivation doit être accompagnée de lettres de recommandation rédigées par tes professeurs ou tes maîtres de stage. Pour éviter d’avoir des désillusions, choisis avec soin les personnes qui seront les plus bienveillantes avec toi ! Tu peux même leur préciser ce qui est attendu ou leur donner des idées. 

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Quand des documents scolaires sont demandés, par exemple des relevés de notes ou des diplômes, il est indispensable de passer par des traducteurs assermentés. Il s’agit de professionnels reconnus par les services d’immigration et les universités du monde entier. Ce type de prestation est payante et peut prendre de quelques jours à plusieurs semaines.  

Etape 4 : passer les tests obligatoires

Les établissements de rang mondial exigent le plus souvent de passer des tests d’admission. 

Les tests linguistiques sont exigés pour pouvoir étudier dans un pays non francophone. Citons par exemple pour l’anglais IELTS, TOEFL ou Duolingo, pour l’espagnol le test Cervantes et pour l’allemand le DSH ou le TestDaf. 

Aux USA, il est souvent demandé de valider des tests de compétences (SAT, ACT, TSA, etc.). Il s’agit alors d’évaluer le niveau des candidats en logique, compréhension écrite ou rédaction de texte. 

Tous ces tests nécessitent un certain entraînement. Par ailleurs, il faut prévoir assez de temps pour avoir les résultats à temps. A noter qu’il est possible de s’inscrire à une session en France ou directement en ligne. 

Etape 5 : préparer le départ

Bravo, tu as réussi à décrocher l’école de tes rêves ! Il ne te reste plus qu’à te préoccuper des formalités administratives pour partir à l’étranger : 

  • Effectuer les démarches pour obtenir un visa étudiant ; 
  • S’inscrire sur Ariane, un service du Ministère des affaires étrangères pour être alerté en cas de crise (crise sanitaire, catastrophe naturelle, etc.) et pour prévenir un contact resté en France ; 
  • Demander gratuitement la carte européenne d’assurance maladie auprès de l’Assurance Maladie pour un séjour en Europe, et prévoir une bonne mutuelle pour le reste du monde ; 
  • Essayer d’obtenir une bourse de mobilité (bourse ERASMUS+, bourse du Conseil Régional, Aide à la Mobilité Internationale du CROUS) ; 
  • Chercher un logement ; 
  • Et bien sûr, réserver le billet d’avion !

Algorithme Parcoursup : vrai ou faux ?

Algorithme Parcoursup : vrai ou faux ?
Temps de lecture : 8 minutes

Que tu sois élève de Terminale, étudiant en réorientation, ou professionnel en reconversion, tu as sans doute fait ton dossier Parcoursup pour te préinscrire dans une formation en première année. En effet, cette plateforme est devenue presque incontournable pour l’accès à l’enseignement supérieur. Pourtant, peu de monde sait comment fonctionne vraiment Parcoursup… Heureusement, Génération Zébrée est là pour t’expliquer s’il existe oui ou non un algorithme Parcoursup ! Spoiler alerte : cet article peut intéresser également les enseignants de lycée et les parents d’élèves. 

L’ancêtre de Parcoursup : l’algorithme APB 

APB et Parcoursup, quelles différences ? 

La création de la procédure Parcoursup (pour “Parcours Sup”)est directement liée à une loi. Jusqu’en 2018, les lycéens passaient par le site APB pour “admission post bac” quand ils souhaitaient poursuivre leurs études dans le Sup’. Cette plateforme faisait l’objet de nombreuses critiques. La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a proposé une loi en faveur de l’orientation et de la réussite des étudiants (loi ORE). Dès son article n°1, la loi fait référence à une plateforme nationale de préinscription dans les établissements de l’enseignement supérieur. Tu l’as compris : la nouvelle plateforme Parcoursup est née. Mais attention, il ne fallait surtout pas que cela soit une copie d’APB !

Il y a plusieurs différences entre les deux systèmes. Par exemple, la règle des 24 voeux a été remplacée par celle des 10 voeux, avec la possibilité dans certains cas de formuler des sous-voeux. De plus, il n’est plus nécessaire de classer tes vœux par ordre de préférence quand tu les ajoutes à ta sélection. En outre, l’entrée à l’université n’est plus limitée à un certain type de bac. Par ailleurs, le calendrier est très différent. Enfin, plusieurs nouveautés sont apparues, comme la fiche Avenir, le point d’étape ou la Commission d’accès à l’enseignement supérieur. Mais surtout, l’algorithme a changé ! 

D’APB à Parcoursup, un changement d’algorithme…

La principale polémique autour du portail APB concernait son manque de transparence vis-à-vis de son algorithme. C’est d’ailleurs un élément qui posait problème à la CNIL (informatique et liberté). Mais au fait, c’est quoi un algorithme ? Concrètement, il s’agit d’un programme informatique qui permet de résoudre un problème (comme en maths !). Ici, le problème pourrait être résumé ainsi : comment gérer l’affectation de milliers de bacheliers dans les études supérieures ? Pendant longtemps, ce qu’APB avait dans le ventre était caché, du genre secret défense. Pourtant, même si tu n’es pas passionné par les mathématiques ou l’informatique, c’est quelque chose de très important à savoir ! Car finalement quand on comprend l’algorithme, on peut vérifier que la procédure d’admission soit bien démocratique et équitable. 

A vrai dire, la plupart des gens ne se posaient pas trop la question du fonctionnement d’APB tant qu’il n’y avait pas de problème majeur. Mais le nombre de candidats a augmenté année après année, sans que le nombre de places dans les études supérieures soit à la hauteur. Eh oui, le taux de réussite au Baccalauréat n’a jamais été aussi élevé ! Dans les filières sélectives comme les IUT, BTS ou classes préparatoires, il y a toujours eu un tri important des dossiers et de nombreux refus. 

C’est surtout dans les Licences que le problème s’est posé. Les cursus universitaires ne sont pas sélectifs a priori, mais parfois les places disponibles ne sont pas suffisantes pour accepter tout le monde. Par exemple, STAPS (sport), psychologie, droit ou PASS (médecine) sont des filières qui attirent beaucoup les futurs bacheliers. En dernier recours, la plateforme d’inscription APB utilisait… le tirage au sort. Pas très sympa de jouer son avenir à la roulette russe, on est d’accord !

Peut-on parler d’algorithme Parcoursup ? 

Ce petit historique étant fait, vient la question à 1000 euros. Existe-t-il oui non un algorithme Parcoursup ? Il y a beaucoup de rumeurs à ce sujet… Mais pas d’inquiétude, Génération Zébrée est là trier les bonnes infos !

Pour commencer, soyons clair : il n’y a pas un gros algorithme qui trie les candidatures automatiquement et utilise le tirage au sort comme au temps d’APB. Cependant, la procédure Parcoursup repose bel et bien sur une plateforme numérique. 

Par conséquent, elle est dotée de programmes informatiques qui interviennent à différentes étapes :

  • La formulation des vœux : pour valider ou non l’ajout d’un vœu supplémentaire.
  • L’examen des candidatures par les établissements : pour faciliter le tri des dossiers par les “algorithmes locaux”.
  • La prise en compte de taux : pour donner la priorité à certains types de candidats. 
  • La phase d’admission : pour calculer l’ordre d’appel des candidats.

Un algorithme Parcoursup dès la formulation des voeux ?

Dès le début de la phase principale, les petits robots informatiques de Parcoursup se mettent en marche. Ils étudient dans le détail ton dossier de candidature. 

Ainsi, ils repèrent si tu fais partie des élèves de terminale ou bien des étudiants inscrits dans une école postbac. En fonction de cela, ils peuvent autoriser ou refuser l’ajout d’un vœu. Certes, tu peux retrouver sur la carte plus de 19 000 formations présentes sur Parcoursup. Mais toutes ne te sont pas forcément accessibles ! Par exemple, si tu souhaites ajouter un BTS hôtellerie restauration alors que tu ne fais pas partie des bacheliers professionnels, tu risques d’être bloqué par un message d’erreur. C’est aussi le cas de la plupart des prépas (CPGE), car le programme est pensé dans la poursuite du lycée. Ainsi, la prépa ECT ne recrute que des bacheliers technologiques (STMG). 

D’autre part, le nombre de vœux est limité et contrôlé par l’algorithme Parcoursup. Comme tu l’as sans doute remarqué par toi-même, il y a un outil intégré dans ton dossier : c’est le tableau de bord et son décompte des vœux. Cela signifie que l’outil suit en permanence tes faits et gestes. En même temps, on ne va pas nier que c’est très pratique ! Car la règle du nombre de vœux est plus complexe qu’elle n’y paraît. Avec les vœux multiples, les sous-voeux, les vœux en apprentissage, on peut facilement s’y perdre !

Bref, pour résumer, il y a bien des limites posées par le portail Parcoursup dès la finalisation du dossier et la saisie des vœux. Mais rien de bien problématique à ce niveau là… J’imagine que toi ce que tu veux savoir, c’est surtout comment se passe l’examen des candidatures. Entrons dans la “boîte noire” de Parcoursup pour comprendre comment sont étudiés les dossiers des candidats ! En fait, ce n’est pas Parcoursup (ou plutôt ceux qui sont derrière cette grosse machine : le Ministère de l’enseignement supérieur, l’Onisep et le Rectorat) qui décide des affectations. Ce sont les établissements dans lesquels tu as postulé qui choisissent leurs futurs étudiants, et parfois en utilisant des “algorithmes locaux”.

C’est quoi les algorithmes locaux ? 

Comme tu l’as compris, la hiérarchisation des candidatures n’est pas faite au niveau national, mais au niveau local. Toutes les formations, que ce soit la fac, les grandes écoles ou les instituts de formation, doivent s’occuper de cette lourde tâche. Petit rappel du calendrier Parcoursup : elles ont seulement 7 semaines, du 8 avril au 2 juin 2022. C’est très peu ! Surtout quand on sait que plus de 950 000 candidats ont validé au moins un vœu l’an dernier… 

Les établissements ont la possibilité de s’organiser comme ils le souhaitent. Et les situations sont très variables d’un endroit à l’autre ! Il faut dire que les petits lycées de campagne proposant un BTS ou un DCG (diplôme de comptabilité et gestion) ont nettement moins de dossiers à étudier que Sciences-po Paris… 

Dans les formations prestigieuses qui attirent des milliers de jeunes bacheliers, il est impossible de comparer chaque dossier scolaire à la main. Pour faciliter la sélection des étudiants, Parcoursup met à disposition des outils d’aide à la décision appelés “algorithmes locaux”. Késako ? En fait, c’est une sorte de logiciel qui permet de classer rapidement les candidatures. Cette nouveauté Parcoursup a déchaîné les passions. Pourtant, rien à voir avec le fonctionnement d’APB !

En réalité, peu importe que l’étude des dossiers soit faite par un professeur, un tableur ou un outil d’aide à la décision. Les résultats sont sensiblement les mêmes. Ce qui importe le plus, c’est surtout les critères utilisés ! Imaginons une formation sélective (par exemple, une classe préparatoire) qui estime qu’il faut avoir plus de 13 de moyenne générale au lycée général pour avoir un niveau suffisant. Eh bien, que le tri soit manuel ou automatisé, finalement ce sont les mêmes candidats qui recevront les réponses positives !

Extrait des indications données par Parcoursup pour utiliser les outils d’aide à la décision (aussi appelés « algorithmes locaux ») : un exemple d’algorithme Parcoursup pour étudier rapidement les candidatures

Comment sont classés les candidats sur Parcoursup ? 

Voyons maintenant dans le détail les critères d’étude des dossiers Parcoursup. Il faut savoir qu’il y a d’un côté les critères fixés par les formations post bac elles-mêmes. Et de l’autre côté, les critères nationaux, imposés par l’Etat ou le recteur d’académie. C’est là que l’on peut parler d’algorithme Parcoursup.

Comment les formations analysent-elles les candidatures ?

Les formations sélectives étudient les dossiers Parcoursup pour éliminer une partie d’entre eux (ceux qui recevront des réponses négatives dès le 2 juin). Les candidats restants sont classés du premier (= le meilleur dossier) au dernier (= celui qui a failli être refusé). Un classement est également effectué dans les filières non sélectives (aka les universités) quand le nombre de candidats est supérieur au nombre de places. On parle alors de licences “en tension”. Comme nous l’avons déjà évoqué, les établissements ont la liberté d’étudier les dossiers comme ils le souhaitent. Il n’y a pas de consigne nationale ou d’algorithme global. Cela dit, Génération Zébrée a réussi à identifier les critères les plus couramment utilisés 🙂

Voici les critères des formations :

  • Les résultats scolaires. Cela englobe tes notes de Première et Terminale, mais aussi les épreuves anticipées du bac (épreuves de Première ou spécialités). Le niveau du lycée est parfois pris en compte, en regardant la moyenne de classe, moyenne haute ou basse. Et si tu es étudiant, tes notes comptent aussi !
  • L’avis du lycée (pour les élèves de Terminale uniquement). La fiche Avenir, remplie au conseil de classe du 2e trimestre, permet de savoir si tes voeux sont en adéquation avec ton profil. Par exemple, si le chef d’établissement précise que tu es souvent en retard, cela peut être pénalisant pour certaines écoles…
  • Ta motivation. Il s’agit des rubriques “Projet de formation motivé” et “Activités et centres d’intérêt” qui sont en quelque sorte ton CV et ta lettre de motivation pour les études supérieures. Tu as donc tout intérêt à soigner ces deux éléments pour te démarquer ! Si tu souhaites changer de voie, tu peux aussi joindre une fiche de réorientation qui explique les démarches effectuées.  
  • Des compléments propres à certaines disciplines. Dans les écoles de design et d’art, il est souvent demandé de fournir un book avec tes précédentes réalisations. En STAPS, tu dois généralement remplir un questionnaire lié à ta pratique sportive. 
  • Des épreuves supplémentaires. Les écoles de commerce ou d’ingénieurs organisent pour la plupart des épreuves écrites ou orales. Généralement, elles sont regroupées au sein d’une même banque d’épreuves, comme le concours Advance.

Dans la rubrique “attendus nationaux” et “attendus locaux” de Parcoursup, tu trouveras des informations plus précises sur les critères des formations qui t’intéressent. 

Quels sont les taux fixés par Parcoursup ?

Jusque là, les programmes informatiques de Parcoursup s’en tenaient à accélérer ou simplifier la procédure. En revanche, durant la phase d’admission, on peut véritablement dire que l’algorithme Parcoursup se met en marche. Effectivement, il y a bien un outil informatique puissant qui est au coeur du fonctionnement de la plateforme Parcoursup : il est chargé de faire remonter les listes d’attente. 

Pour ce faire, il récupère les classements transmis par les établissements post bac. Puis il prend en compte des critères imposés par les rectorats d’académie. Ces deux éléments lui permettent d’élaborer une liste d’appel. Cela correspond à l’ordre dans lequel les candidats peuvent recevoir une proposition d’admission. 

Voilà les critères fixés par les rectorats :

  • Le taux minimal de boursiers. Il s’agit d’une mesure sociale permettant d’avantager les bénéficiaires de la bourse nationale de lycée (et pas des autres bourses existantes !) dans l’ensemble des formations disponibles sur Parcoursup (y compris les lycées et écoles privées). 
  • Le taux maximal de non-résidents, afin de pouvoir facilement se rendre à la fac près de chez soi. Si tu postules dans une université parisienne alors que tu habites dans le Sud, tu as un peu moins de chance d’avoir une réponse positive ! 
  • Les taux spécifiques des IUT (institut universitaire de technologie) et STS (section de technicien supérieur), dans lesquels sont préparés les BUT et BTS. Pour chaque type de bac (pro, techno ou général), un taux maximal est fixé. En effet, les BTS ont été initialement créés pour la filière professionnelle et les BUT (ex DUT) pour la filière technologique.

Si tu as bien suivi, tu vois qu’il est possible de voir un candidat moins bien classé remonter plus vite sur les listes d’attente. Il a probablement bénéficié d’un taux à son avantage !

Tu es arrivé à la fin de l’article, alors BRAVO ! Tu as découvert la face la plus sombre de Parcoursup, ou du moins la plus technique. On peut dire que tu fais désormais partie du petit groupe des experts Parcoursup. Et si cela ne te suffit pas, découvre tous nos conseils pour mettre toutes les chances de ton côté sur notre méga article Parcoursup 2022 !